SUMMER BREEZE 2026 : pré-ouverture et jour 1

SUMMER BREEZE 2026 : pré-ouverture et jour 1. Affiche officielle du SUMMER BREEZE 2026. Report WTR MAG

Je pensais que ma saison des festivals s’arrêterait avec le Wacken Open Air. Finalement non, et me voici en route, direction la Bavière, pour un des plus gros festivals allemands : le SUMMER BREEZE !

Après de longues heures de route, je me retrouve sur place dès le mardi en fin d’après‑midi alors que le festival n’ouvre officiellement que mercredi à 13h.

Vu l’affiche de ces 4 jours de fest, j’ai hâte de vivre cette édition 2026 !

Impossible pour moi de rester tranquille car il se passe plein de choses ici ! Dès le premier soir, je me rends devant la Campsite Circus Stage, la scène extérieure au site du festival, plantée en plein milieu du camping du Summer Breeze. Cette scène est déjà impressionnante malgré son statut de “petite scène”.

MOTORJESUS (Allemagne)

Il est 19h30 et je commence donc le festival avec MOTORJESUS, groupe allemand de Heavy Metal bien rentre‑dedans. La scénographie façon Route 66, avec fausse pompe à essence et panneaux rétro, fonctionne à merveille.

Le groupe occupe l’espace avec une aisance totale.

Même si je suis incapable de vous citer la setlist, j’ai trouvé que le concert était franchement cool. 45 minutes de set pour commencer en beauté le fest.  

Bon, là il n’est pas tard mais comme j’ai fait plus d’une dizaine d’heures de route pour venir, je suis claqué. Je m’arrête donc là pour cette première soirée car c’est demain que commence vraiment le Summer Breeze. Il est temps pour moi de profiter de la nuit.

A l’ouverture des portes, la mascotte du festival est déjà là, fidèle à son rôle : elle accueille le public, ouvre les barrières, pose pour les photos.

Une tradition du  Summer Breeze qui met tout le monde dans l’ambiance.

NECKBREAKKER (Danemark)

16:50 – Je me rends sur la T‑Stage pour shooter NECKBREAKKER, un groupe danois de Death Metal. Ce n’est clairement pas un style que j’écoute mais je suis venu pour une raison un peu particulière : mon ancien groupe s’appelait NIGHT BREAKERS et phonétiquement, pour nous français, ça sonne un peu pareil que NECKBREAKKER. Ca me fait sourire et je ne résiste pas à envoyer une photo du backdrop à mon ancien bassiste avec un petit message : “Prépare‑toi, dans 5 minutes on joue au Summer Breeze.”. Ca m’a fait quand même bizarre d’être dans la fosse avec les photographes et d’entendre : « NECKBREAKKER ! NECKBREAKKER ! ». Voilà pour la petite histoire.

 Bon eux, ils font du Death Metal donc rien à voir. Ils ont tous des tignasses de malades et headbanguent comme des fous furieux. Le chanteur alterne growl et scream. L’énergie dégagée par ce groupe est totale. En fait, tout va, ils ont tout compris. En plus, ils sont vraiment à fond dans leur truc et le public répond comme un seul homme.

Comme je l’ai déjà dit, le style ne me plaît pas spécialement, mais il faut reconnaître qu’ils savent y faire pour mener le show. Ça part dans tous les sens, c’est vraiment très cool.

ACCREDITATIONS ET STRESS PRE-AIRBOURNE

Fin du set, mauvaise nouvelle : je n’aurai pas accès aux headliners avec mon accréditation standard. Le Summer Breeze a un système particulier, et comme c’est ma première fois ici, je ne savais pas que j’avais une accréditation « standard » qui ne m’ouvre pas droit à tout. Bref, je file à la tente presse pour comprendre ce qui est considéré comme “headliner”. Un des mecs triple‑A me dit qu’ils ne savent même pas si AIRBOURNE sera shootable. Autant dire que ça sent mauvais. Je suis mega stressé, d’autant plus qu’AIRBOURNE est probablement le groupe que je préfère au monde.

Mais à 19:10, c’est la délivrance : mon autorisation est confirmée. Yeees ! Je fonce à la Main Stage et je prends le temps de me familiariser avec cette nouvelle scène. On shoote en hauteur, après avoir grimpé un escalier, et on se retrouve du coup très proche de la scène. Ca c’est génial !  On est mis en ligne et on ne peut pas trop bouger mais on a eu les 3 premiers morceaux à une distance vraiment ultra acceptable et dans des conditions incroyables puisqu’on est presque à la hauteur des artistes.

AIRBOURNE (Australie)

19:30 : AIRBOURNE déboule et c’est immédiatement une énergie de malade qui se déverse sur la scène et dans le public. Ca saute de partout, ça court, ça bouge, il y a toujours du mouvement. On en prend plein les yeux et les oreilles. Comme d’habitude me direz-vous, mais pour moi, c’est encore mieux que d’habitude.

Le temps file vitesse grand V, on arrive déjà au cinquième morceau. Sur “Raise the Flag”, Joël O’KEEFE descend dans la fosse pour son traditionnel solo sur les épaules d’un roadie. Je saute dans les pas de la sécurité pour être juste derrière Joël et du coup, je me retrouve au milieu de la fosse au moment où il s’éclate sa non moins traditionnelle canette sur la tête. Timing parfait. Ensuite, je me recolle dans les pas de la sécurité pour retrouver une place sur les côtés pour être assez proche de l’entrée du pit photos.

Après “Raise the Flag”, il dédie un morceau à Angry ANDERSON à qui il souhaite un bon rétablissement car il a fait une crise cardiaque il y a peu. Et, pour qu’il se remette vite sur pied suite à son passage à l’hôpital. AIRBOURNE attaque “Bottom of the Well”.

On retrouve la mascotte du Summer Breeze sur le set. Elle va même se lancer carrément dans un slam ! Ca, c’est chouette !  

Juste avant “Alive after Death”, le 10e morceau, Joël ne pourra s’empêcher de nous parler de l’éclipse solaire et du fait que c’est un message de Lemmy KILLMISTER, son idole absolue, puisque ça arrive pendant leur set.

20:30 : on arrive à la fin du set. C’est passé à une vitesse folle. 11 morceaux c’est court d’autant plus que c’est super intense. Ce que j’aime chez AIRBOURNE c’est leur proximité avec le public, leur envie de faire plaisir. Par exemple, ils ont pris l’habitude de changer 2 ou 3 titres sur chacune de leurs dates pour ne jamais lasser les fans qui suivent la tournée (et il y en a un certain nombre). Ca, c’est un grand groupe !

PARADISE LOST (Royaume-Uni)

Là, mauvaise nouvelle, je n’ai pas les autorisations pour shooter IN FLAMES sur la Main Stage. Ce n’est pas vraiment grave vu que je les ai vus il y a peu à Wacken. Je préfère donc assurer le coup sur la T-stage où PARADISE LOST ne va pas tarder à commencer son set. …Enfin pas tarder…j’ai été un peu présomptueux car il y a quand même une bonne heure avant le début de leur show. Repos !

21:35 : le set de PARADISE LOST commence. C’est du Doom Metal, C’est un peu planant, bien lourd musicalement mais au niveau du son, c’est vraiment bien. Ca se laisse écouter. En fait, je trouve ça cool et sympa.

Le public est heureux de les entendre et il est très réceptif. Il faut dire que les gars de PARADISE LOST sont surtout de super musiciens.

Bref, un set bien agréable qui passe tout seul.  

CASTLE RAT (USA)

22:35 – J’attends ce moment avec impatience : le set de CASTLE RAT sur la Tool Rebel Stage. C’est un groupe américain que j’aidécouvert au Wacken lui-aussi. Comme j’ai pris un peu d’avance, j’arrive à me placer dans la meilleure configuration possible pour pouvoir les shooter car je sais que je vais pouvoir faire de super photos.

Leur univers Médiéval Fantasyest en effet un vrai bonheur pour les yeux et scéniquement, tout y passe : le guitariste est habillé en vampire, la chanteuse a un maquillage très prononcé mais super joli, il y a un médecin de la peste en tant que bassiste et un chaman Viking en tant que batteur.

Musicalement, c’est cool en plus d’être très travaillé scéniquement. Il y a des teintes de Heavy sur leur Doom et, si je devais leur donner un genre, je dirais que c’est du Doom Metal mélodique.

En fait, CASTEL RAT est un groupe ultra complet. Ils remplissent la scène. Il y a un passage où la chanteuse donne une coupe de sang au guitariste, un passage où une faucheuse monte sur scène… Ils représentent la mort du bassiste et la chanteuse met en scène sa propre mort avec des épées. C’est très théâtralisé.

Le seul reproche qu’on pourrait peut-être leur faire, c’est qu’il y a un certain manque d’harmonie entre les personnages mais à vrai dire, je ne suis pas sûr que ce ne soit pas fait exprès.

En tout cas, le devant de la scène est blindé et le public est très présent. Pour ma part, je passe un super moment.

EIVØR (Iles Féroé)

23:25 – Place à l’avant dernier groupe de la soirée avec EIVOR sur la T-Stage.

Et là changement total d’ambiance. Les gens sont assis à plusieurs mètres des crash barrières. L’atmosphère est très zen, douce. Ca fait du bien.

En tout cas, c’est très, très soft et je trouve que ça contraste bien puisque tout au long de la journée il y a eu des musiques et pas mal de groupes avec des styles beaucoup plus énervés. Je trouve qu’aller tranquillement sur la fin de soirée avec ce genre de musique, c’est vraiment agréable.

MIRACLE OF SOUND (Irlande)

Comme j’ai déjà shooté ALCEST à WACKEN, je décide de rester sur la T-Stage. Je me réserve pour MIRACLE OF SOUND. Depuis le temps que j’entends leurs morceaux repris par plein de groupes, c’est vraiment un groupe que je ne veux pas rater.

Au début du set, le chanteur explique qu’ils vont faire un set complet avec des morceaux qui vont sonner un peu comme des morceaux traditionnels irlandais et qu’ils vont toucher à l’univers viking car c’est de là où ils viennent. Gavin DUNNE est connu pour ses soundtracks de jeux vidéo et ses musiques de films – notamment “Valhalla Calling”, popularisé par la BO du film « Assassin’s Creed ». Ce titre a d’ailleurs été repris par SALTATIO MORTIS, autre groupe que j’affectionne particulièrement, et c’est probablement la reprise la plus connue de ce morceau. Ce n’est pas un hasard si des milliards de groupes ont repris ce morceau-là. Bon des milliards, j’abuse… mais des dizaines de groupes, ça c’est sûr. Je suis comme un fou d’entendre ce morceau en Live et en plus par le groupe fondateur.

Je pensais que les MIRACLE OF SOUND ne tournaient pas par choix, parce qu’ils n’aimaient pas trop être sur scène, mais en fait ils font le show à fond. Ils sont très présents. Ils viennent même sur le devant de la scène pour poser pour les photographes.

La claviériste est à fond : elle saute de partout et va se lancer dans une gigue sur un morceau de style irlandais et se mettre à danser avec le chanteur. Très cool. Le chanteur n’est pas en reste, il trinque avec le public sur « Skal » et invite tout le monde à lever sa bière. C’est vraiment très sympa. Il change même le refrain de « Valhalla calling » en « Summer Breeze calling me ». On peut dire qu’il sait se mettre le public dans la poche ! Le chanteur a appris que ce morceau avait été repris par l’IA et là, il lance : « Fuck IA ! On va faire quelque chose que l’IA ne saura jamais faire : on va chanter ce morceau en chœur tous ensemble ! ». Quelle ambiance !

Les lights sont d’une qualité incroyable.

La cohésion du groupe est évidente. Le chanteur met en valeur les guitares, surtout quand il y a les solos. Il est vraiment là pour tous les membres du groupe et c’est cool d’avoir cette cohésion. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Et moi qui pensais que c’était juste un groupe de studio qui détestait faire du Live, je me suis bien trompé !

Lors de la sortie de scène de MIRACLE OF SOUND, le public demande un rappel. On y croit, mais non… c’est bel et bien fini. Une chose est sûre : j’espère vraiment avoir la chance de voir un jour cette formation dans son ensemble pour un concert complet.

C’est ainsi que ce finit ce premier jour officiel du Summer Breeze 2026. Je suis bien crevé mais il y a tant de choses qui m’attendent demain que je suis aussi fatigué que surexcité à la pensée de ce qui m’attend.

LA GALERIE PHOTOS PROPOSEE PAR YVAN ANHELL – SHOOT TO ETERNITY

AIRBOURNE

NECKBREAKKER

PARADISE LOST

MOTORJESUS

MIRACLE OF SOUND

EVOR

CASTEL RAT

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