Vendredi 24 avril 2026 à Seyssinet Pariset (Isère)

Report et Photos by TI RICKOU
Il y a des groupes qu’on ne prend pas au début, et ce pour différentes raisons mais, petit à petit, leur nom revient en première partie de groupes comme KISS, AC/DC, THE WHO, ROBERT PLANT, etc. En plus, notre ami Lolo Sixty Nine, chroniqueur émérite chez W.T.R. Mag’, a pris une énorme baffe lors de leur concert de l’an dernier à la Rayonne et ma chérie me pousse de son côté pour qu’on aille voir THE LAST INTERNATIONALE. Tiens, ils passent à Grenoble… Là, c’est clair, on y va sinon, j’en connais une qui va me pourrir et… j’évite les sports dangereux).
J’adore l’Ilyade de Seyssinet : le son est bon et on peut s’y garer facile. Cerise sur le gâteau, on n’a pas à rentrer dans Grenoble et ses perpétuels bouchons. Euh, je connais tellement bien la route que j’ai mal gaugé le temps, il y a des travaux et j’arrive à la bourre ! Le premier groupe ZICATINCA est juste en train de finir. La loose. En plus, c’est le groupe qui organise la soirée dans le cadre des « Femmes sans Brouilles » ! Même si ce n’est pas dans le style du reste de l’affiche – hormis qu’il y a une chanteuse comme pour les deux autres groupes – et qu’on n’est pas dans ma zone de confort, ça reste bêta.
Bizarrement (et malheureusement pour les orgas), la salle n’est pas remplie même s’il y a quand même du monde.

Je me place pour BARN HOOKER, un groupe que je ne connais pas bien que ce soit un groupe lyonnais. Après, plusieurs de nos chroniqueurs les ont adoré lors de leurs passages dans la région et avec ce que j’ai visionné sur You Tube, j’ai vraiment envie de les découvrir sur scène.
Et c’est parti et ouah, d’entrée, je suis saisi par la voix chaude, puissante de Joey DELISH, par cette énergie et cette présence scénique. La chanteuse est une putain de frontwoman et le bassiste et le guitariste ne font pas non plus dans la figuration. Ca bouge, ça vit le set.






Les textes sont top, les morceaux passent d’énergiques à émotionnels. Ca déboîte sa mère-grand dans les noix. La chanteusepartage avec le public. A un moment, elle demande s’il y a encore des gens qui ont une platine CD et elle distribue des CDs du groupe en disant « Plus personne ne les achète, les CDs, car de moins en moins de gens ont des lecteurs ».
Leur set passe comme un cheval au galop. Les morceaux tapent juste. Comment j’ai fait pour passer au travers de ce groupe, moi ?! J’adore « Bad Bitch » qui est un putain de morceau et où la voix rauque et puissante de Joey fait merveille. Et puis l’émotion et les boules quand elle introduit un morceau en parlant de Lewis CAROLL, l’auteur d’« Alice au Pays des Merveilles », et qu’elle finit en annonçant : « Je vais vous chanter une chanson qui parle des traces indélébiles que parfois les hommes laissent sur les petites filles ». Elle ne se contente pas de chanter le morceau, elle le vit, c’est un moment extrêmement fort.





Le set se termine peu après. Je suis sous le choc, je viens d’assister à un putain de set donné par un putain de groupe. Rien que là, je suis content d’avoir fait le déplacement. Voilà pourquoi les premières parties sont importantes.
Bon, en plus ils viennent vite au stand merch’ ! Trop top.
Allez, petite pause fraîcheur ; non pas au bar car il est au fond de la salle et que c’e n’est pas du tout pratique. Je me contente d’aller prendre l’air du coup.

Quelques minutes plus tard, c’est reparti. Là, c’est plus serré au premier rang pour voir THE LAST INTERNATIONALE. A côté de moi, il y a un couple qui est venu de Nancy pour les voir car ils suivent le groupe sur toute leur tournée. Ils sont aux taquets, mais ce ne sont pas les seuls. Moi je me demande comment ils vont réussir à m’emmener avec eux après la baffe que j’ai pris avec BARN HOOKER. En plus, on m’a dit qu’en général ils commencent le show par un a capella….
Sauf que non ! Là, ils débarquent comme des Jack in the Box avec « Kick of the Jams » des MC5 ! Putain, ça commence fort ! Quelle voix, quelle énergie.
C’est parti et bien parti, ça bouge dans le public. Leurs premières parties de groupes énormes et leur collaboration avec SHAKA PONK n’est pas le fruit du hasard, leurs compos sont bétons. THE LAST INTERNATIONALE aussi alterne morceaux pêchus et morceaux qui te provoquent une immense émotion. Leurs textes sont profonds et engagés politiquement.






La chanteuse Delila PAZ est mon seulement une chanteuse d’exception mais c’est aussi une putain de frontwoman ! Elle se donne à fond, descend dans le public, communique. Le reste du groupe n’est pas non plus là par hasard, musicalement et scéniquement, ça tient grave la route. C’est très bon.
Et ce moment où Delila redescend dans le public, fait s’asseoir les gens avant de les faire se relever, c’est du délire !
Ce groupe est une véritable tuerie sur scène. Quelle énergie, quelle set list de malade. Wahou, je suis hypnotisé comme un cerf pris dans les phares d’une voiture. Quelle baffe me mettent ces Américains ! « Hard Times » est un putain de morceau qui te fait chanter, sauter, c’est un pur délire.

Tiens, ils font monter le public sur scène… why not ? Et ça va être un mega bordel ! les gens sont comme des dingues sur scène. Toutes tranches d’âge confondues, les gens dansent, sautent, se serrent dans les bras ou contre les musiciens. Le groupe n’a pas l’air d’être gêné par cette exubérance bon enfant et a plutôt l’air de kiffer le moment.
Allez, un autre morceau, « Hit ’em with your Blues » dans les mêmes conditions. C’est une super fin pour un concert génial, terminé dans le fun, un vrai concert de pur Rock.
Quand le concert s’arrête, je suis sonné, il me faut du temps pour récupérer, redescendre de mon nuage. Pour les mauvaises langues qui disent que je ne suis pas ouvert musicalement, c’est faux. Je suis très ouvert quand c’est bien fait et bien chanté par une vraie chanteuse ou un vrai chanteur. Mais c’est vrai que ce courant musical est plus proche de moi que le Metal extrême.









Il se fait tard, je ne vais pas attendre pour voir s’ils viennent à leur stand merch’ même si j’ai très envie d’aller leur parler.
Bilan de la soirée : une grosse découverte avec les Lyonnais de BARN HOOKER, un groupe que je vais suivre de près. Et que dire de plus de THE LAST INTERNATIONALE ? C’est une vraie machine de guerre en Live, une pure tuerie. Je suis tombé amoureux de la voix de Delila PAZ et je vais me réécouter plus sérieusement leur discographie.
PS : chose à signaler car mega rare par les temps qui courent, les prix à leur stand merch’ sont abordables : 10 euros le CD, 30 euros le sweat, ça c’est cool.

Un énorme remerciement à ENDAVANT et GDP Productions pour cette soirée qui aurait bien-sûr mérité de faire complet. Et classe, les bouquets de fleurs remis à chacune des chanteuses. J’espère qu’il y aura une prochaine édition des « Femmes sans brouilles » et que la programmation sera du même niveau.
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