Mercredi 22 avril 2026 à Barberaz (Savoie)

Report Cédric LeMAGIC – Photos Bérénice FLECHARD
Notre rédac’ chef nous ayant largement vendu le show de LORD BISHOP ROCKS qu’il a vu au Sonograph à la mi-janvier, je ne pouvais faire l’impasse sur son concert de Chambéry, donc direction le Brin de Zinc ! Il m’avait dit que ce gars était un personnage singulier, explosif autant qu’inclassable et je vais vous spoiler d’entrée, je n’ai pas été déçu !
Comment vous le décrire ? LORD BISHOP, c’est un grand échalas avec un chapeau à plumes à la JIMI HENDRIX, ce qui donne l’impression qu’il fait plus de 2 mètres. Ca en impose direct. Il joue en power trio comme HENDRIX, son idole, dont il porte un T-Shirt. En plus, il joue sur la même Fender blanche et, comble du raffinement, il est gaucher comme lui ! La quadrature du cercle, les amis !
Malheureusement ce soir, la salle est loin de faire salle comble mais qu’importe, LORD BISHOP a envie de jouer et de nous faire participer. Il discute beaucoup, il est content d’être sur scène.

CREDIT PHOTOS : BERENICE FLECHARD
Ses morceaux sont sympas. Le New-Yorkais a un style bien particulier qu’il a nommé le Hendrixian Motör Funk. Pour vous expliquer le truc, c’est un mélange de HENDRIX, MOTORHEAD et JAMES BROWN. Un cocktail explosif de ses influences. Sur certains titres, je me dis qu’il y a aussi un petit côté LENNY KRAVITZ dans la composition des morceaux et quand il tape un Blues bien roots, on sent planer l’essence de MUDDY WATERS et JOHN LEE HOOKER.
Il faut que je vous parle de son bassiste parce que c’est la première fois que je vois ça : il joue avec la main positionnée au-dessus du manche. Et en plus, Dieu sait qu’il est loin d’être manchot le bonhomme !
LORD BISHOP nous chante « Freedom » mais il nous parle aussi d’amour, de guerre, de confiance en soi… Il nous raconte aussi la lutte parce que c’est un musicien engagé.









CREDIT PHOTOS : BERENICE FLECHARD
Après sept morceaux – dont « Rock City Blues », « Loss of Love » et « Moonlight Serenade » – il envoie sa première reprise : « Hey Joe ». Je suis super content. A la fin, il lâche : « On fait une pause d’un quart d’heure pour fumer une clope, boire un verre ou sniffer un rail de coke. ». Évidemment, c’est une blague, mais tout le monde rigole. Ambiance détendue, presque familiale. Une pause bienvenue après 45 minutes d’un set intense.
A son retour, il attaque la partie plus Blues old school de son set.. En second morceau il nous joue un cover du « Knockin’ on Heaven’s Door » de DYLAN et comme tout le monde connaît, il nous fait participer pour les chœurs. Très bonne ambiance, on se sent en famille. On voit que LORD BISHOP a envie de jouer et qu’il est littéralement porté par le fait que le public soit très réactif et participe à fond. Il cherche notre soutien, et on le lui accorde bien volontiers !
A un moment, il demande une bière. Je me dévoue pour lui en apporter une. S’ensuit une série de morceaux plus pêchus dont le très rythmé « Oops Damn » de l’album « Tear Down the Empire » sorti en 2024. C’est un protest song qui appelle à l’unité et qui bouscule l’ordre social. Je vous l’ai dit, c’est un musicien engagé.

CREDIT PHOTOS : BERENICE FLECHARD
Quelques titres plus tard, LORD BISHOP descend dans le public, me reconnaît et me glisse un médiator dans la main. Petit moment de bonheur perso.
Il remonte sur scène pour « Pride » et « Burn Down the House » – sur lequel il casse ses cordes – puis enchaîne bille en tête avec « Machine Gun » de « Band of Gypsys » de JIMI HENDRIX. C’est un moment fort pour moi car c’est le second album de HENDRIX que j’ai eu.
Mais ce n’est pas tout, LORD BISHOP descend une seconde fois dans le public et là on voit toute sa dimension de showman parce ce mec est une tornade, il fout une putain d’ambiance comme on aimerait en voir à chaque concert. C’est un véritable performer… infatigable qui plus est. Son mélange brut de Blues, de Punk et de Hard Rock nous percute de plein fouet. On n’est pas super nombreux mais on est tous chauds comme la braise.

CREDIT PHOTOS : BERENICE FLECHARD
Il enchaîne ensuite avec « Seven Nation Army » des WHITE STRIPES. A la fin, quelqu’un lui demande « Mama said ». « Vous êtes sûrs que vous voulez ça ? », répond-il, avant de s’y lancer. Pour le final, il balance un « Paranoid » de BLACK SABBATH qui me met littéralement en transe. Un rappel de folie.
Au total, LORD BISHOP ROCKS nous a offert deux heures de set. Pas un concert au rabais, pas un service minimum mais un vrai moment de musique, généreux, habité. J’espère qu’il fera salle comble demain à Orléans !
En conclusion : un concert magique. Les absents ont eu tort.
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