GANAFOUL au Brin de Zinc

Il y a foule pour GANAFOUL !

Ce soir, c’est une nouvelle fois direction le Brin de Zinc pour assister au concert des Givordins de GANAFOUL. Et quand j’arrive, c’est déjà quasi complet à quelques personnes près ! Incroyable mais pas tant que ça quand on considère l’impact que ce groupe a eu sur la scène rock française du milieu et de la fin des années 70. Bref, il y a de la légende ce soir au BDZ et ce n’est pas leur retour gagnant qui va changer la donne.

Alors oui, c’est quasi complet mais on a quand même une moyenne d’âge assez élevée. A vue de nez on doit plutôt avoisiner les 66 ans. Ca ne devrait donc pas trop remuer dans la fosse et vu le monde, ça ne va non plus pas être trop possible.

Le temps de dire bonjour aux copains, lorsque j’arrive enfin sur le devant ou presque de la scène, deux morceaux sont déjà passés. Comme j’ai dû jouer un peu des coudes, j’avoue que je suis infoutu de me rappeler les titres. Je me suis dit : « T’inquiètes Magic, tu choperas la set list à la fin… Mais que neni ! » Bon, alors on va faire sans (du coup, pardonnez-moi si je fais quelques erreurs).

On arrive donc au 3e morceau et c’est « Full Speed Ahead », un morceau que j’aime bien.  Et surprise, je me rends compte que le batteur n’est autre que Yves ROTACHER, le batteur d’origine du groupe ! On commence déjà avec une belle cerise sur le gâteau, non ?

JACK BON, le chanteur guitariste et leader du groupe, demande à la salle : « Y a des gens qui ont 70 ans ici ? », ça lève pas mal la main. « Des gens qui ont 60 ans ? ». Là-aussi, ça lève bien la main. JACK descend ainsi jusqu’à 30 ans et à ce moment-là, il n’y a plus que quelques mains qui se lèvent. Du coup, il s’arrête. Je pense qu’il n’a pas osé descendre jusqu’à 20 ans.

Les GANAFOUL enchaînent avec « Traces (on my Face) », du coup, on est raccord avec le public. Viennent ensuite, « What a Mess », puis « Ready to Boogie » et « I can stand up ».  JACK nous demande si on aime bien le boogie et c’est « Boogy Man » qui démarre suivi du morceau sur lequel on entend : « Yesterday Friend is gone ».

On ré-attaque sur un morceau bien boogie rock avec « Let’s go Rocking » et à un moment après, on a un morceau sur lequel les musiciens nous font un duel de guitare.

Tout le long de la soirée, le groupe partage beaucoup avec le public. C’est ainsi qu’on s’aperçoit qu’il y a dans la salle pas mal de musiciens avec qui YVES ROTACHER a enregistré au cours de sa carrière d’ingénieur du son à Lyon. C’est cool que ces gars soient venus pour le soutenir !

GANAFOUL continue de balancer son Sider Rock tout en déroulant ses morceaux. C’est maintenant le tour de « Dangerous Times » et de « Never look back ». Là, JACK nous refait un aparté sur les anciens et les plus jeunes : « On va faire un truc que je faisais dans le temps, on va vous jouer du Rock n’Roll ! » et c’est parti pour un fantastique « Roll on ». Le public, qui n’est pas resté de marbre depuis le début, commence à bien chauffer et ça tape en rythme dans les mains.

Ensuite, JACK nous parle d’un gars qui était avec eux à l’harmonica et il lui dédicace un morceau qui s’appelle « Love, Peace and Rock n’Roll ». C’est bien Blues et mélancolique. On a ensuite une longue intro aux guitares et moi qui aime bien GANAFOUL, je reconnais « Saturday Night ». Ca reclappe dur dans les mains au Brin de Zinc pour accompagner le groupe.

JACK BON fait une pause pour remercier toute l’équipe du BDZ et nous rappelle que ce soir c’est le 21e anniversaire de cette salle. Eh oui !

GANAFOUL quitte la scène et le public entame ses « ohohoho »… Alors évidement, le groupe revient. JACK BON nous annonce : « On va faire une reprise d’un groupe australien. ». Tout le monde s’attend à un AC/DC ou à un petit ROSE TATTOO mais non, c’est à une reprise des EASYBEATS (groupe de HARRY VANDA et de GEORGE YOUNG – le frère d’ANGUS et MALCOLM) à laquelle on a droit. Et là aussi surprise : on aurait pu s’attendre à « Friday on my Mind » mais c’est finalement « Gonna have a Good Time » que le groupe a choisi. Dans la foulée, ils nous font un second titre de rappel : « See your Face again » et c’est sous les applaudissements enthousiastes que le groupe clôt son set.

C’est maintenant le moment de les rejoindre au stand merch’. Comme les membres de GANAFOUL dédicacent à tour de bras, j’en profite pour faire signer mon live « Route 77 ». Le pied ! Moi, je suis super content de ma soirée.

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