HEAVY WEEK END 2026

Affiche du festival Metal HEAVY WEEK END 2026 - Report REPORT WTR MAG

C’est la première fois que je me rends au HEAVY WEEK END mais lui n’en est pas à sa première édition et ce festival fait désormais partie de la grande famille des festivals Metal en France ! Festival majeur, je précise..

J’arrive sur le site et je découvre le Zenith de Nancy qui a une rare particularité dans ces salles, une demi-arène open-air en plus de la salle indoor. Malgré une chaleur étouffante, on sera en extérieur avec même un peu de fraîcheur le soir car une forêt se situe juste au-dessus du site.

J’ai tout juste le temps de trouver le parking VIP/presse pour garer mon fourgon et de récupérer mon accréd’ que déjà les premiers accords de DOMINUM retentissent. Les Allemands inaugurent la première journée du festival. Leur Power Metal et leur look tout droit sorti d’outre-tombe est follement séduisant à entendre les clameurs dans le public.

Ce groupe a cinq ans d’existence et deux albums à son actif. C’est vraiment un groupe à suivre et j’aurai plaisir à les retrouver sur scène dans un mois, jour pour jour, pour le Time to Rock Festival en Suède. Dommage qu’on n’ait eu droit qu’à 40 minutes de set.

Changement de plateau. On est encore dans les contrées germaniques avec TOBIAS SAMMET’S AVANTASIA.

« Creepshow » annonce la couleur, suivi de « Reach out for the Light » où on a droit au 1er invité en la personne de Kenny LECKREMO, le chanteur de H.E.A.T. Ces chanteurs additionnels apportent une couleur aux titres, que ce soit avec Tommy KAREVIK, chanteur de KAMELOT pour « Avantasia », « The Story ain’t over » avec Bob CATLEY, son vieil ami de MAGNUM ou « Let the Storm descend upon You » avec Ronnie ATKINS de PRETTY MAIDS. Dans le groupe, on peut compter sur le chant de Herbie LANGHAND (ex-FIREWIND) ou de la soprano italienne Chiara TRICARIO de MOONLIGHT HAZE qui nous délivrera une belle prestation sur « Farewell ».

Le show, un peu court à mon goût, se terminera par le meddley : « Sign of the Cross/The Seven Angels ».

Me voilà impatient de voir enfin sur scène les Américains de SAVATAGE. Parfois, je suis surpris d’être passé à côté de tels groupes mais je me suis rattrapé depuis avec l’écoute de toute leur discographie. L’intro de « Dead Winter Dead » retentit et les musiciens prennent place sur la scène, suivi de Zak STEVENS, le chanteur. Le groupe va plonger dans 9 albums de sa discographie et nous délivrer les superbes « Jesus saves », « The Wake of Magellan », « Sirens »…

Puis les musiciens entament le titre « Believe » et annoncent une surprise : l’écran dévoile Jon OLIVA, au piano qui se met à chanter ce fameux titre. Mais quelle émotion ! Les premières notes de « Gutter Ballet », résonnent. C’est clair, concis et on a droit à des biens belles envolées de guitare de la part de Chris CAFFERY et d’Al PITTRELLI.

Le show se termine par « Hall of the Mountain King ». Ce set est évidemment encore trop court pour moi mais il ne faut pas oublier qu’on est en mode festival ! J’aurai aimé retourner les voir fin juillet dans un site splendide à Pompéi où ils doivent jouer accompagnés par un orchestre philarmonique mais le lendemain, je dois prendre la route pour la Suède.  

C’est le deuxième été consécutif que je vois les Suédois de SABATON puisque je les ai découverts en Live sur leurs terres lors du Sweden Rock Festival 2025. Ma première impression fût qu’il y avait beaucoup de pyrotechnie. Néanmoins, le groupe retrace nombres de tableaux historiques à travers des titres comme  « Yamato » (Pearl Harbor), « The Red Baron » (le fameux pilote d’avion allemand), « Bismarck » (la fierté avec le cuirassé allemand), « Hordes of Khan » (le chef de guerre mongol Gengis Khan), « Templars » (les Templiers)…

On va même voir débouler sur scène Napoléon ! Il harangue la foule et nous fait même chanter « La Marseillaise ». Euh… il n’y a pas un petit problème historique, là ?!  Bon, on ne leur en tiendra pas rigueur ! Les Français adorent – tout comme les Suédois – ce côté épique : gros char sur la scène, vidéos vantant l’art de la guerre et admiration des grands hommes.

SABATON aborde même les légendes vikings avec « Swedish Pagans ». Déluge de feu avec « The First Soldier » et « To Hell and Back » qui terminent le show. Aucu doute vu les sourires qui s’affichent sur les visages, le le public est conquis. Belle mise en matière pour ce week-end dédié au Metal !

 

Frais et dispo, je repars sur le site et j’en découvre tous les méandres : boutiques, merchandising, restauration…

NOVA TWINS, duo anglais, entame la journée du samedi. Je suis scotché par l’énergie que les filles déploient ! Amy LOVE la chanteuse-guitariste est accompagnée de sa complice Georgia SOUTH, bassiste de son état. Elles sont épaulées par un batteur. Et pas de doute, elles y vont et vont chercher leur public.

Difficile de définir leur style au fil des morceaux : Nu Metal, Alternatif, Punk Rock, Rap… Leur set est basé sur leurs deux derniers albums, à savoir « Parasites & Butterflies » (2025) et « Supernova » (2022). On aura néanmoins droit au titre « Taxi » de leur premier album « Who are the Girls ? » (2020).

Si vous aimez la fusion Rock/Metal, voilà un groupe à découvrir. Surtout pour l’énergie qu’elles dégagent !

Je croise maintenant pas mal de metalleux avec un T-Shirt SEPULTURA ; pas de doute ? le groupe CAVALERA CONSPIRACY est dans nos murs !

Ca démarre avec « Refuse/Resist » suivi de « Slave new World », « Nomad », « Amen »… Même si ce n’est pas ma came, force est de reconnaître l’énergie effarante balancée par les Brésiliens sur scène !

Ce déluge de feu s’achève sur la reprise de « Symptom of the Universe » de BLACK SABBATH et du fameux « Chaos B.C. ».

 Je ne connaissais que de nom le groupe suivant, TRIVIUM mais pas mal de potes m’avaient vanté ce groupe sur scène. Ces Américains, natifs de Floride (Orlando) ont déjà plus de 10 albums à leur actif ainsi que quelques EP.

De la puissance, un chanteur qui mouille la chemise et un fond mélodieux, pendant près de d’une heure et quart de set, je me laisse emmené et force est de reconnaître que je suis séduit par ce mix accrocheur.

Si SAVATAGE que j’ai vu hier m’avait décidé à franchir le pas vers la Lorraine, l’annonce de la présence de GOJIRA le lendemain – et en tête d’affiche – avait remporté définitivement mon intention de faire le déplacement. Et ce d’autant plus que je les avais loupés l’été dernier où ils se produisaient dans un site exceptionnel : les remparts de Carcassonne.

Je suis assez bien placé vers la scène et dès le destructeur « Born for one Thing », j’en profite pour me rapprocher un peu plus. Quand les premières notes de « Stranded » retentissent, c’est la folie autour de moi et ça crie à tue-tête. Ce morceau de l’album « Magma » est tellement fédérateur ! C’est avec ce clip que j’avais découvert et apprécié ce groupe. « The Cell » nous donne l’estocade suivi de « Flying Whales ». Les membres du groupe, en écolos convaincus et fervents supporters du Sea-Shepherd, nous placent « Grind » et nous sensibilisent à la planète avec « Another World ». Pas de répit avec « Silvera », une forme de cataclysme, d’apothéose.

Le groupe quitte la scène après « The Chant » et « Amazonia ». « Mea culpa (ah ça ira) », chant révolutionnaire bien connu des Français, et qui a aussi été entendu lors de la prestation de GOJIRA aux J.O. de Paris, met tout le monde à terre. Dernier message pour la planète avec un clip « The Gift of Guilt ». Le message est sans doute passé ! Les frères DUPLANTIER et les autres musiciens remercient le public. Ouah, quelle belle soirée !

Un impératif m’appelant en Bretagne, je ne pourrais malheureusement pas être présent pour la 3e journée de cet HEAVY WEEK END mais le cœur y est. Un grand merci à Olivier GARNIER et GERARD DROUOT PRODUCTIONS ainsi qu’à tous les bénévoles du site. Un grand merci également à Nicolas KESHVARY pour le prêt de photos. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !


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