LES GUEULES DE BOIS 2026

FESTIVALS METAL EN FRANCE - AFFICHE LES GUEU8LES DE BOIS 2026 - AGENDA METAL WTR MAG

Nous sommes le 20 août 2026. Nous partons à deux voitures, direction une petite commune du Jura : Legna, près du lac de Vouglans. Eh oui, ce festival, c’est les Gueules de Bois. C’est la 6ᵉ édition, et on peut dire qu’il va bien marcher : on attend 15 000 personnes sur 3 jours, avec une ambiance chaleureuse, un public familial… Metal et Punk, bien entendu.

Allez, on arrive sur place et que dire ? On a un super accueil. Les bénévoles sont super sympas, c’est cool. On monte vite nos tentes et on dit bonjour à nos voisins (avec qui on va partager 3 jours de folie) et direction le festival.

La déco est super sympa tout en bois en pleine nature. Ca respire le bien-être et on se sent directement à l’aise pour passer un excellent week-end.

Direction le 1er groupe qui ne sera pas – hélas – nos frenchies de BURNINGS HEADS. En effet, notre temps de route a été un peu plus long que prévu et les voisins de campings très sympas… Du coup, on commence direct avec l’HOMMAGE A PARABELLUM.  Ce soir, on va célébrer un groupe incontournable de la scène alternative française.

Pour rendre hommage à ce groupe mythique, il y a forcement des anciens membres de PARABELLUM accompagné de plusieurs membres de TAGADA JONES, la famille SVEN et POUN de BLACK BOMB A.

Les grands classiques vont être jouer : « Saturnin », « A St-Lazare », « Papa », « Îlot Amsterdam » et bien-sûr « Cayenne » qui sera repris avec tout le public. Il y a une belle communion avec le public. Magnifique moment.

D’entrée de jeu, on est déjà à fond avec les potos.

Après, c’est au tour de LA PHASE c est moins mon style. C’est de la fusion électro punk. Du coup, je pars me ravitailler et goûter l’excellent sandwich le Jurassien. Les bénévoles toujours aussi souriants me le préparent avec soin. Ca fait plaisir et je me régale.

Le ventre bien rempli, direction la scène pour voir nos amis les TAGADA JONES. Ah oui, je ne vous ai pas encore dit qu’on a eu la chance de pouvoir discuter avec eux.

On va pouvoir découvrir 2 nouveaux titres du dernier album (sortie le 02 octobre) : « A fleur de peau », le titre éponyme du nouvel album, et « Les flammes de la fête ». Le public est conquis, super chaud. Les deux nouveaux morceaux sont bien en place et les gens connaissent déjà les paroles. C’est ouf, il y a eu tellement de progrès depuis la toute première fois où je les ai vus et ça se voit car le public est de plus en plus nombreux à venir les voir. Il est bien loin l’album « Plus de bruit » de la fin des années 90. Nous avons droit à un beau best of des derniers albums avec « Je suis démocratie », « Nous avons la rage », « Elle ne voulait pas », « De rire et de larmes », « Zéro de conduite ». Et bien-sûr tout le monde chantera en chœur : « Mort aux cons », ce titre qui est devenu un hymne pour beaucoup de monde. 

Après la baffe que j’ai reçu avec TAGADA JONES, place à FATAL BAZOOKA, et franchement, je ne sais pas trop quoi en penser. Je sors totalement de mon univers musical. Et je me dis : « Allez, on tente. C’est ça un festival, on est là pour découvrir ». Bon, je vais être honnête, ce n’est pas ma came mais Mickaël YOUN joue le jeu, rien à dire, avec ses lunettes de ski et sa tenue Miami Heat. Il est accompagné d’un DJ et d’un guitariste. Pendant le show, on a droit à d’énormes ballons de toutes les couleurs et surtout des cagoules pour le fameux « Fous ta cagoule ». Le public s’éclate, ça rigole. Les gens sont heureux, c’est cool. J’ai une petite pensée pour mes filles sur « Mauvaise foi nocturne » et « Parle à ma main ». Sans elles, je n’aurais jamais écouté ces morceaux.

Allez, je vais me ravitailler avec une bonne bière avant KRAV BOCA. Pour moi, c’est une découverte en live. C’est du Punk Rap avec une touche Hardcore. C’est pas mal dans leur style. Ils apparaissent cagoulés avec 2 chanteurs. Ca bouge bien, le public s’éclate. C’est cool.

Après ça, direction le camping, car même là il y a une petite scène. C’est super sympa d’avoir fait ça.

Et ce soir – non pardon, cette nuit car il est plus d’une 1 heure du matin – nous avons droit à un groupe Punk de la région lyonnaise qui s’appelle LES PORCS.

C’est du Punk Rock festif teinté d’auto-dérision. Sur scène, ils ont un sacré look : un ballon de foot en guise de chapeau et un fut léopard pour le chanteur, un beau bonnet orange style « je l’ai pris à ma grand-mère » pour le bassiste, un Marcel et un super bob Cochonou pour le guitariste. Autant dire qu’on est en mode festif et qu’on ne se prend pas la tête. Leurs chansons abordent l’apéro et notamment la bière.

Ecoutez la chanson « Les burins », j’ai l’impression qu’il a duré 45 mn. Mais ce que je ne savais pas, c’est que j’allais l’entendre tout le week-end ! En effet, un certain Yannick – à deux tentes de la mienne – se fera un plaisir de nous mettre la chanson tout le week-end et je peux vous dire que ça a fait mouche. Les tentes d’à côté s’y mettent et balancent eux-aussi le morceau à tout bout de chant. Ah, les joies du camping quand tout le monde gueule « La bière ! » et que tu veux dormir. Mais bon, au fond de moi, je suis mort de rire. Super ambiance au camping.

Allez, c’est reparti avec HORS CONTROLE qui remplace nos amis de PKRK. On aura droit à du bon vieux Punk, je dirais même de la Oï ! les pogos s’enchaînent.

C’est cool pour se remotiver.

Après, on aura DIRTY FONZY. Je ne connaissais pas et franchement, c’est pas mal.

Ce sont des gars du Tarn qui nous jouent du Punk Rock, style californien. Je pense que je vais écouter leurs albums rapidement.

Attention, les vieux punks sont de retour avec CHARGE 69. C’est un groupe que j’ai écouté dans les années 90. La dernière fois que je les ai vus, c’était en 1999 à Béziers.

C’est du bon Punk français avec de bons textes bien revendicatifs. Je me souviens de mon vinyle « Apparence jugée » avec « Patchwork », « Apparence jugée », et avec la petite touche reggae « Johnny good boy ».

Un retour en arrière pour moi. C’était sympa de les revoir.

LES TAMBOURS DU BRONX débarquent avec leurs barils ou leurs tonneaux. Ils sont une bonne dizaine et je peux vous dire que ça tape dur. C’est très visuel en plus. Quel plaisir de revoir Franky COSTANZA sur scène !

Après, c’est sympa mais au bout de 30 minutes, les instruments me manquent et, même si c’est super bien fait, je décroche.

Ma femme, elle, n’en a pas perdu une miette.

Il est déjà 22h et MATMATAH AND THE FUZZY BRASS FOUR débarquent. Les Brestois sont la tête d’affiche de ce vendredi. Pour moi qui ne les ai jamais vus en Live, c’est une première.

Que dire ? Ca joue bien, même très bien. Les morceaux avec les cuivres passent super bien. Je ne pensais pas apprécier autant. Pour moi, ce sera vraiment le groupe qu’il fallait voir ce vendredi. Quelle nostalgie de réentendre « Lambé an dro », « L’apologie »… A la sortie de cet album, en 1998, j’étais encore lycéen et je peux vous dire que ces morceaux, je les ai entendus une chiée de fois au lycée.

Les musiciens sont franchement bien. Le guitariste est aux taquets pendant 1 heure et demi, le bassiste qui est très bon officie également en soutien au chant. Les cuivres amènent de la profondeur aux morceaux et c’est très bien aussi. Quant à Tristan, le chanteur, rien à dire : il a été au top.   

Je pars aller voir le BMX avec ma petite femme tout sourire. Eh oui il y a des sessions de BMX entre les groupes. Ca passe super bien. En plus, il y a des riders qui viennent du monde entier et qui ont un talent énorme. C’est super fun en fait. J’adore l’idée qu’à eu l’équipe des Gueules de Bois de jumeler musique et BMX.

La journée n’est pas finie mais je prends la direction du camping pour rejoindre les copains.

Le réveil est plus difficile. Il faut dire que la soirée a été bien arrosée. Heureusement, l’enthousiasme est là ! En plus, les bénévoles ont toujours la banane.

Allez, feu : direction LE REPARATEUR. Du coup, c’est un duo guitare‑batterie.

Le guitariste arrive vêtu d’un peignoir (style “le gars sort de sa douche”) et annonce qu’il va chanter « Ferme ta gueule Charlotte Gainsbourg ». Ah ah… j’attends toujours, parce qu’en fait il ne le fera jamais.

Notre société de consommation en prend plein la gueule, et c’est bien drôle. Les textes sont bien trouvés : simples, drôles, efficaces. Mais bon… « moi aussi j’aimerais bien faire l’amour avec une bière dans la main gauche, une bière dans la main droite, en écoutant Metallica ». Ça joue vite, et les deux gars sur scène chantent. C’est cool.

Pour un premier groupe, ils font clairement le taf.

Après, c’est au tour de MAGGY BOLLE. Elle est à la guitare sèche, accompagnée par une violoniste. C’est une sorte de BRASSENS au féminin, plus moderne (forcément), avec des mots plus crus.

Elle embarque son public avec elle, et franchement on est dans le combat, le burlesco-comique.

Certains passages de ses textes sonnent tellement vrais, et c’est bien écrit. On rigole tout en accusant tous ces faits de société, avec des titres comme « Tout va mal », « On est d’accord », le comique « Jean‑Marc » et le réaliste « Les moutons ». Une découverte bien sympa. Je vais écouter ça pendant mon trajet pour aller au boulot la semaine prochaine, ça va me mettre de bonne humeur.

Direction la bouffe : j’ai la dalle. C’est le dernier jour, du coup je me reprends un Jurassien. C’est toujours aussi bon, ça cale, c’est parfait.

Maintenant, place à la Country finlandaise avec STEVE ’N’ SEAGULLS. Ils vont nous reprendre AC/DC, IRON MAIDEN, METALLICA, les GUNS ‘N’ ROSES, j’en passe et des meilleurs.

C’est bien fait. On a droit à la guitare acoustique, la mandoline, les percussions, la batterie, une contrebasse, un accordéon, une flûte, le banjo… et j’en oublie sûrement. Je kiffe le banjo : ça donne vraiment un style cool sur les intros de « Thunderstruck » ou de « Nothing Else Matters », etc.

Au milieu des bois, dans le Jura, le cadre est parfait pour savourer leur Country‑Metal.

La fin se rapproche. Je voudrais glisser un petit mot pour l’équipe des Licornes aux crash‑barrières et leur dire merci pour tous les slams qu’ils ont récupérés, leur bienveillance pour que tout se passe bien, leur sourire, leur bonne humeur, tout en assurant le job. Un grand merci à eux.

Place à THE RUMJACKS. Ils nous viennent d’Australie et c’est du Punk celtique. Si vous aimez les DROPKICK MURPHYS et les FLOGGING MOLLY, foncez, c’est pour vous !

Allez, ça démarre direct avec « Come Hell or High Water », un titre du dernier album. Je suis déjà à fond. Ils en joueront quatre, dont l’excellent « An Irish Goodbye on St Valentine’s Day ». On aura droit, au milieu du set, à l’excellent « An Irish Pub Song ». C’est ce titre qui m’a fait découvrir les RUMJACKS. Ils finiront avec deux titres : « Hestia », le morceau éponyme de l’album, et « Light in My Shadow ».

Hep, attendez ! On ne peut pas finir comme ça. Petit rappel avec un cover traditionnel : « I’ll Tell Me Ma ». Je suis ravi : finir le fest comme ça, pour moi, c’était parfait.

Un super festival qui vaut le détour, une belle affiche, du BMX, des bénévoles super sympas. Sans parler de la super ambiance au camping. Elle a laissé quelques séquelles et je suis physiquement bien éclaté (la semaine va être difficile au boulot…).

Et comment dire ? Il y a comme une furieuse envie de revenir l’année prochaine. Merci à toute l’orga des Gueules de Bois, votre fest était une vraie réussite.

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