Lundi 18 mai 2026 à Barberaz (Savoie)

En route pour… le Brin de Zinc of course ! Et ce soir je vais voyager un peu avec un groupe grec qui a quasi 40 ans de carrière : les NIGHTSTALKER. La veille, ils étaient à Winterthur en Suisse, demain ils seront au Rock n’Eat de Lyon : autant dire que les voir passer par Barberaz tient presque du petit miracle. Merci Thomas pour cette halte inespérée.
Report : CEDRIC LeMAGIC – Photos : BERENICE FLECHARD

J’étais tranquille en train de finir ma clope dehors quand un son lourd attaque mes oreilles : « Stay Clean » de MOTORHEAD en bande son d’avant concert, ça pose l’ambiance direct. Pour la petite histoire, les Athéniens sont catalogués comme un des groupes pionniers du Stoner, mais en fait, ils rejettent toute étiquette et aiment à dire qu’ils font un rock brut et lourd.
Je fonce dans la salle. A l’intérieur, environ 70 personnes, ce qui est un très beau score pour un lundi sans jour férié (je ne redirai jamais assez mon amour du mois de mai et de ses jours fériés !).
Fondé en 1989 par le chanteur-batteur Argy GALIATSATOS, NIGHTSTALKER a sorti un premier EP « Side FX » en 1994, peu après l’arrivée du bassiste Andreas LAGIOS. Ce dernier est connu pour avoir fait partie pendant longtemps de ROTTING CHRIST, autre groupe grec. Depuis ce premier EP, le groupe a connu de nombreux albums et aussi quelques changements de personnel, mais Argy et Andreas restent les piliers. Argy a toutefois laissé le siège du batteur pour se consacrer uniquement au chant. Le groupe a aujourd’hui Tolis MOTSIOS à la guitare et Dinos ROULOS à la batterie.



Le groupe ouvre avec « Trigger Happy » de l’album « Use « de 1996. Argy, silhouette de vieux hippie rock, a quelque chose d’Ozzy dans les mimiques comme dans la présence scénique. Musicalement, on navigue entre BLACK SABBATH, HAWKWIND, quelques touches planantes façon FLOYD et des intros presque baba cool. Un Heavy Psych dense, habité, qui fonctionne immédiatement. Il y a direct une bonne ambiance.
Pour le 2e morceau, « Baby, God is Dead », Argy attaque avec des maracas. Ambiance Woodstock assurée, les copains ! Il fait aussi taper des mains aux gens et ça répond – comme ça le fera à chaque fois par la suite. « Merci beaucoup », nous dit-il en français avant de lancer cet hymne qu’est « Forever Stoned » (album « As Above, So Below » – 2016). Le public est très réactif. Ca bouge bien sur scène et, dans la salle, ça danse doucement, ça vibre, ça écoute.





« Parfaits, vous êtes parfaits », reprend ensuite Argy, toujours en français.
Je suis bien emmené par leur musique, ce Heavy Rock à la puissance brute avec des morceaux inspirés, voire habités. C’est parfois empreint d’une pincée de Blues et c’est très prenant. Et cette guitare psychédélique de Tolis MOTSIOS et ces solos endiablés !
Argy nous fait un morceau sur lequel il finit avec les pédales de distorsion. Pour un chanteur, c’est original ces effets de distorsion sur le micro. Ca me rappelle beaucoup les sons à la HAWKWIND.

Particularité de la soirée : ce soir, il y a une bande de jeunes au Brin de Zinc. J’apprends que ce sont les élèves d’une école de musique que les profs ont amenés ici, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils foutent une sacrée ambiance. Ils s‘éclatent à fond et ça fait plaisir à voir.
Quand arrive « Dead Rock Commandos », je sais que le show tire à sa fin. Le chant, puissant et émouvant d’Argy se fait puissant, porté par le groove lourd et omniprésent de NIGHTSTALKER.
Pour le rappel, Argy refait faire du clapping au public et je reconnais « Children of the Sun » d’« Ahes to Ashes ». Sur ce morceau, il y a un effet doublage de la voix, une espèce de réverb’ voix en quelque sorte. C’est très réussi. S’ensuit un final qui arrive bien trop vite à mon goût sur « Hassan y Sabbath », un morceau d’HAWKWIND. Et c’est après une bonne heure trente de set et, sauf erreur, 14 titres joués que les NIGHTSTALKER quittent la scène sous les applaudissements nourris du public

Je me rends, comme la plupart des gens présents, au stand merch’ et youpi, Ils ont plain d’albums sur le stand. C’est cool. En plus, il y a du vinyle et du CD.
Avec NIGHTSTALKER, j’ai fait une très belle découverte Live et en plus j’ai vraiment kiffé l’ambiance de ce soir. j’ai vraiment bien fait de venir, moi.
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