RISING FEST 2025

RISING FEST 2025
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Il y a des festivals qui misent sur la démesure. D’autres sur les têtes d’affiche bankables. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes. Et puis il y a le Rising Fest, ce rendez-vous dijonnais devenu au fil des années l’un des bastions français du Heavy Metal underground et traditionnel. Organisé à l’Espace Jean Bouhey de Longvic, en périphérie immédiate de Dijon, le festival a une nouvelle fois proposé en 2025 une affiche cohérente pour tous les amateurs de Metal traditionnel, entre formations émergentes et groupes confirmés, groupes français et internationaux.

Pendant deux jours, le public bourguignon (et au-delà) a droit à une véritable traversée du Metal européen : Heavy traditionnel, Power, Thrash, Hard Rock et Folk Metal se sont succédés dans une ambiance familiale à souhait. En tout cas, je me sens en famille chaque fois que j’y vais. Je connais la moitié de la salle, aussi bien les locaux que des potes venus d’un peu partout en France, et une partie des membres de l’association Phoenix Rising qui organise l’événement sont des amis proches. C’est une grande cousinade que je ne louperais pour rien au monde, quand bien même c’est à 700km de chez moi. Cette année en plus, j’aurai l’honneur de faire chauffeur pour un musicien : Pereg AR BAGOL, le sonneur de cornemuse de SKILTRON, est français et habite dans le sud-ouest. C’est donc tout naturellement que je l’ai emmené au départ de Toulouse, et il s’est avéré fort sympathique.

Le vendredi, le festival doit composer avec les impératifs de fin de semaine. Si la plupart des gens venant de loin sont là d’entrée, ce n’est pas le cas de tous les Bourguignons et Franc-Comtois qui n’ont pas pu poser leur vendredi après-midi ou, tout simplement, ne viennent qu’après le boulot. C’est donc en principe une journée avec un peu moins de groupes, et presque tous français (sauf la tête d’affiche), et aussi un peu moins de monde que le samedi. Mais ça permet aussi à plein de petits groupes de se faire connaître dans des conditions idéales.

C’est à HEAVYLUTION que revient l’honneur d’ouvrir les hostilités de cette douzième édition du Rising Fest ! Originaire de Saint-Étienne, le combo a délivré son Heavy/Thrash old school très direct pour lancer idéalement la première journée du festival. Les membres du groupe sont des habitués des lieux, ayant déjà joué à Dijon avec d’autres projets comme HOLY CROSS et FIRE WIZZARD. Ce sont des musiciens expérimentés qui savent tenir une scène et qui jouent très bien.

Les influences principales sont à trouver du côté de MEGADETH, KREATOR, ICED EARTH, HELLOWEEN et, surtout, IRON MAIDEN. Ils ont un bon son qui les met bien en valeur et la salle se remplit progressivement pendant qu’ils entament leur set. Le public n’est pas encore chaud puisque c’est le tout début du festival mais les Stéphanois ont un très bon accueil. C’est mérité !

C’est aux Parisiens de HARSH d’enchaîner, dans un autre style. Leur premier album “Out Of Control” (2022) a bien marché et ils ont fait plus de 300 concerts à travers l’Europe et le Royaume-Uni, ouvrant notamment pour THE NEW ROSES, ANVIL ou CHRIS HOLMES.

Ce n’est pas toujours simple d’ouvrir un festival, surtout devant un public encore en train d’arriver donc clairsemé. Mais ils y arriveront très bien. HARSH a immédiatement imposé une vraie présence scénique. Le groupe a livré un Hard Rock direct et efficace, porté par des riffs acérés et une attitude très old school, une envie de jouer sans calcul. Le son était bon. Le groupe n’a pas cherché à surjouer : pas de grands discours, juste du bon Hard Rock, sincère et fédérateur.

Une excellente mise en jambes pour lancer le festival, et une bonne petite découverte pour ma part.


CRYSTAL THRONE leur emboîte le pas. Ce groupe de l’est de la France a été fondé par le YouTubeur Metal MaxYme (Max WAINN de son nom de scène), bien connu pour sa franchise et son goût de la polémique (et très souvent à raison).

Il y joue de la guitare et s’est entouré de très bons musiciens qui ont fait leurs armes dans d’autres groupes. Au chant, c’est un Belge bien connu, Terry DEFIRE que je connaissais de son ancien groupe HORACLE (vu au Pyrenean Warriors Open Air 2016) et il est très bon. Le batteur jouait dans DRENALIZE (Max aussi, d’ailleurs) et le bassiste dans CATALYST et JEFFERSON BRAND. Un line-up solide, donc, qui a probablement livré l’un des sets les plus techniquement solides de la journée.

Le groupe a déployé un Power Metal symphonique ambitieux, épique et très travaillé, sans jamais tomber dans la facilité ni dans le démonstratif gratuit. Les orchestrations passent remarquablement bien en Live, et la dualité entre puissance Heavy et envolées mélodiques fonctionne parfaitement. La section rythmique tient bien la baraque avec une précision redoutable tandis que les leads guitaristiques apportent cette dimension héroïque typique du genre. Visuellement, le groupe occupe très bien l’espace. Le son est très bon aussi et on sent un vrai soin apporté aux transitions et à la dynamique du set. CRYSTAL THRONE s’affirme donc comme un bon groupe de scène.


Après des Parisiens (HARSH, si vous suivez !) un peu plus tôt, les Marseillais de RAKEL TRAXX vont injecter une bonne dose de Hard Rock Glam et de Sleaze dans la salle. Si je ne les connaissais pas du tout jusqu’à présent, ce ne sont pas des débutants pour autant puisque leur premier album remonte à 2008 et qu’ils se sont même produits au Hellfest en 2017.

Leurs influences vont de GUNS AND ROSES, MOTLEY CRUE, VAIN, PRETTY BOY FLOYD, à SUICIDAL TENDENCIES ou METALLICA.

Leur Glam Rock s’accompagne de riffs de guitare puissants, d’une voix criarde mais tout à fait maîtrisée, et surtout de mélodies qui tuent. Avec son look travaillé, une bonne attitude décomplexée et des refrains accrocheurs à souhait, le groupe phocéen s’est en tout cas bien mis le public dans la poche. Le frontman est très communicatif, multipliant les interactions et les poses de rockstar assumées. Musicalement, ça sentait autant le Hard US des années 80 que le revival Sleaze scandinave moderne.

Et surtout, le groupe a apporté quelque chose d’essentiel dans un festival : de la variété (mais pas de la variétoche !).

Avec AVALAND, on reste dans le Power Metal symphonique mais on change de niveau. Le projet de Metal Opéra a offert une prestation spectaculaire, théâtrale et grandiose, probablement la plus ambitieuse du vendredi visuellement.

Le groupe mélange Power Metal et Metal Symphonique, avec des influences de musique progressives et s’inspire de projets comme AVANTASIA et AYREAON, ainsi que de formations Heavy et Power Metal assez théâtrales comme SAVATAGE, BLIND GUARDIAN, RHAPSODY ou ANGRA, et de groupes de Rock Progressif des années 70 comme THE ALAN PARSONS PROJECT, GENESIS ou YES.

C’est ici au Rising en 2022, pour la reprise des festivals après la crise du Covid, que AVALAND s’était produit en Live pour la première fois. Trois ans après, ils reviennent avec du level up ! Ils ont quand même fait quelques dates à l’étranger, en ouvrant notamment pour RHAPSODY OF FIRE. En tout cas, on a là un groupe remarquablement en place avec des musiciens d’un très haut niveau qui déploient une énorme énergie sur scène.

Visuellement, ça vaut le coup aussi. Costumes, chant lyrique, narration épique, claviers omniprésents : le groupe assume totalement son ADN entre Power Metal Symphonique et Opéra Rock. Les duels vocaux sont excellents, tout comme les refrains fédérateurs. Ce n’était pas évident de restituer en Live l’ambiance des albums d’AVALAND. Les Grenoblois y sont pourtant très bien parvenus. Bravo à eux !

C’est ensuite au tour de la tête d’affiche avec SKILTRON. Un groupe plutôt exotique puisqu’ils sont Argentins. C’est la première fois qu’un groupe originaire d’aussi loin se produit au Rising ! Après, loin… Ils ont quand même quitté l’Argentine depuis pas mal d’années pour faire carrière en Europe ! Certains membres sont désormais en Espagne, d’autres en Finlande, plus leur sonneur de cornemuse Pereg AR PAGOL qui est français et habite dans le Béarn. C’est un peu plus pratique pour jouer en Europe que s’ils étaient demeurés en Amérique du Sud. Ils sont par contre assez éparpillés et ce n’est donc pas simple pour eux de répéter. Mais quand ils se retrouvent sur scène, c’est top !

Leur mélange de Power Metal épique et et Folk Celtique fonctionne à merveille en live. Les musiciens occupent toute la scène, multipliant les échanges avec le public, tandis que les hymnes guerriers déclenchent chants en choeur et headbanging. Des hymnes comme “Bagpipes of war” ou “The hate of my life” se prêtent parfaitement à l’exercice.

L’enthousiasme du groupe est très communicatif : tout respire la joie de jouer et la passion du Live. Les passages instrumentaux à la cornemuse donnent une vraie identité à SKILTRON, sans jamais tomber dans le Folk Festif trop caricatural.

Les Argentins sont plus dans le registre épique et guerrier que dans la chanson à boire version Metal. Mais le côté festif n’est pas non plus absent : le final sur les reprises de “The final countdown” et “It’s a long way to the top (if you wanna rock’n’roll)” de qui vous savez ont déclenché de jolies farandoles dans la foule ! Bref, c’était très bien et SKILTRON a bien assuré son statut de cabeza de cartel !

Voilà une très bonne première journée de festival. Le samedi va être épique à souhait !

Le samedi, ça commence plus tôt (ce qui est normal car plus de groupes jouent) et devant plus de monde. C’est bien plus difficile de se garer sur le parking du festival que la veille. La journée n’était pas tout à fait complète mais on n’en était pas loin. Cela fait une belle ambiance en perspective, donc.

KAMIKRAZY a parfaitement lancé cette seconde journée avec un Thrash Crossover énergique et sans détour, mâtiné de Punk Rock et avec une bonne dose de fun. Je n’en avais pas écouté une note avant de venir et j’ai été très agréablement surpris.

Il faut dire que ses membres ne sont pas tous des inconnus. Leur guitariste aux traits asiatiques n’est autre que Lucas VIAUD, qui s’est déjà produit ici avec ANIMALIZE. Le style de ces derniers est différent musicalement mais l’esprit bien fun et délirant est similaire. Et on accroche aussi bien à leur Thrash qu’au Heavy des Samouraïs de l’univers !

Ils donnent envie de headbanguer et de pogoter même en début d’après-midi. La salle n’est pas encore complètement remplie mais l’ambiance est là d’entrée avec un groupe pareil.

On enchaîne ensuite sur DARKTRIBE de Nice et son Power Metal Progressif et mélodique. C’est la deuxième fois qu’ils viennent au Rising Fest : la première, c’était en 2015 donc dix ans auparavant, à l’époque où le festival se déroulait dans la salle de la Vapeur. Ça ne nous rajeunit certes pas mais d’un autre côté, ça montre aussi que le festival s’est bien consolidé sur la durée.

En tout cas, les Maralpins ont livré un set solide, alternant passages ultra véloces et refrains plus aériens avec beaucoup d’efficacité.

Le chanteur impressionne particulièrement par sa maîtrise et sa capacité à tenir les lignes vocales les plus exigeantes sans perdre en puissance. Les guitaristes, eux, enchaînent les harmonies avec une fluidité remarquable. C’est bien mis en avant par un très bon son. Après, certains n’accrochent pas aux claviers un peu trop mis en avant ni à leur côté un peu Prog’ mais ça ne m’a pas trop dérangé. Le groupe en voulait et leur set était solide. On a eu droit en prime à une nouvelle chanson en rappel, “From star to dust”, un mois avant la sortie de leur album “Forgotten reveries”. Ce n’est pas mon style de prédilection mais la prestation de DARKTRIBE est passée comme une lettre à la poste.

On passe ensuite de Nice à l’Italie avec ADVERSOR. Le ton devient nettement plus agressif : place au Thrash qui tâche et qui arrache ! Riffs tranchants, batterie en rafale et énergie quasi permanente, ça change radicalement par rapport au Power Prog’ très léché et mélodique de DARKTRIBE ! Et cet éclectisme est très bien.

Ces Véronais pratiquent un Thrash à l’allemande, fortement influencé par KREATOR (mais vraiment beaucoup!), DESTRUCTION et SODOM. Ça impacte bien l’ambiance de la salle : la fosse s’est bien densifiée, les pogos et circle pits ont commencé à apparaître. Le chant écorché de Dado passe super bien le cap du Live, avec une section rythmique qui donne juste envie de lancer un circle pit immédiat.

Le groupe joue avec une vraie rage, tout en étant parfaitement carré. C’est le premier groupe de thrash de l’affiche, et ça fait du bien par où ça passe.

Après cette déferlante Thrash, on change encore d’ambiance avec les Allemands de CROM. Il est d’ailleurs à noter que, alors qu’on dit parfois du Rising que c’est le plus allemand des festivals français, c’est le seul groupe de l’affiche originaire d’Outre Rhin !

Ils ont en tout cas offert un moment plus atmosphérique et épique, plongeant la salle dans un univers mêlant Doom, Heavy épique et Pagan Metal. C’est bien inspiré par la période viking de BATHORY (époque “Twilight of the Gods” ou “Hammerheart”), mais avec une production beaucoup plus propre, un chant exclusivement clair et des structures proches du Power Metal traditionnel.

Ce sont donc des morceaux mid-tempo lourds et puissants, des harmonies de guitares très travaillées et acoustiques et un chant clair, solennel et doublé, qui donne immédiatement envie de lever son gobelet en pensant au Valhalla. Les morceaux sont longs, toujours épiques et prennent le temps de s’installer, avec des montées en puissance progressives et des mélodies très mélancoliques. C’était très beau !

On revient au Thrash avec WARFAITH, histoire de remettre un coup de booster et de secouer les cervicales de tout le monde. Ces Lorrains (originaires de Nancy) ne sont pas venus à Dijon pour trier les graines de moutarde ! Eux, leur truc, c’est le Thrash Metal à l’ancienne, ultra énergique, fun (avec de bons délires basés sur la bière et les chats) et taillé pour le moshpit, dans la digne lignée de la scène Crossover/Thrash et des groupes qui ne se prennent pas au sérieux mais qui jouent à 200 à l’heure.

WARFAITH a probablement livré le set le plus brutal du week-end mais aussi l’un des plus drôles. Des titres comme “Muscles”, “Catzilla” ou “Pint of pils” sont assez éloquents et résument bien l’esprit décalé et l’énergie bodybuildée qu’ils balancent sur scène.

En plus, les mecs sont très carrés et communicatifs. Pour paraphraser EXODUS qui doit faire partie des influences de WARFAITH, c’était another lesson in violence ! Après, le groupe est sans prétentions et ils ne révolutionneront pas la face du Thrash Metal. Mais ils sont très bons sur scène et leur bonne humeur est particulièrement communicative. En plus, en dehors de la musique, ils avaient un merchandising d’un goût particulièrement sûr, avec notamment un décapsuleur plug !

L’heure avance et on arrive déjà à la sous-tête d’affiche avec KILLERS. A titre personnel, KILLERS est le seul groupe de cette scène Heavy old school francophone que j’ai toujours aimé. Probablement parce que j’adore le Punk français et qu’il y a un peu de rage Punk dans leur musique et beaucoup dans le chant de Bruno DOLHEGUY, alors que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier le chant dans notre belle langue sur du Heavy plus mélodique (j’ai fini par apprécier mais j’ai longtemps fait un blocage) avec des chanteurs pourtant beaucoup plus forts techniquement que Bruno. J’ai pu voir Killers une bonne dizaine de fois, dans un bon nombre de villes et régions différentes : Paris, Toulouse, Tarbes, le Gers, le Pays Basque… et Dijon se rajoute donc sur la liste. A force j’aurai fait un tour de France !

Au vu de leur style, de leur longue carrière et de l’identité du festival, c’était quand même une anomalie que les Basques n’aient jamais joué au Rising jusque-là. Des grands noms du Hard français des années 80, il en est passé quelques-uns par Dijon en douze ans. SORTILEGE, VULCAIN, BLASPHEME, TITAN… Mais pas encore KILLERS !

C’est donc réparé et ils vont mettre une jolie mandale à leur public de l’est. Comme toujours ou presque, de toute façon.

Rien qu’au démarrage, enchaîner “Killers” et “Le fils de la haine” pour ouvrir le set, c’est l’assurance de mettre tout le monde à genoux dès les dix premières minutes. Dès ces premiers classiques, le public chante quasiment tout. Il y avait quelque chose de très authentique dans cette communion entre le groupe et les festivaliers.

Ce qui fait de Killers un vrai rouleau compresseur en Live, c’est cette rythmique implacable qui ne faiblit jamais et ce catalogue d’hymnes que tout le monde hurle en choeur. Bruno a une hargne et une honnêteté qui forcent le respect, et le groupe donne absolument tout, sans tricher (même s’ils ont joué le morceau “Tricheur” !).

Au Rising Fest, devant un public de connaisseurs, la connexion est immédiate et ça donne des concerts d’une belle intensité. Sur un plan personnel, “Délire de mort” me fait toujours quelque chose. Je pense systématiquement à mon ami Damna, immense fan de KILLERS que cette chanson faisait toujours pleurer, et qui est mort trop tôt… Et aussi à d’autres proches disparus. Bref, émotionnellement, c’est fort.

Sinon j’ai aussi adoré les deux chansons en basque “Arrantzale” et “Azken agurraren negarra” et la conclusion du show sur la reprise speed survitaminée de “L’Aigle noir” de BARBARA. C’est toujours un plaisir de revoir KILLERS, et encore plus quand ils sont en forme olympique comme ce soir.

On arrive bientôt à la fin avec GRAND MAGUS, qui clôture le festival en patron. Il fallait une tête d’affiche capable de conclure ce week-end avec puissance et classe. GRAND MAGUS a parfaitement rempli cette mission.

Ca faisait quelque temps qu’ils devaient jouer au Rising. Ca avait failli se faire il y a quelques années et un petit virus est passé par là et a foutu beaucoup de choses en l’air. D’ailleurs j’ai longtemps cru que GRAND MAGUS avait fait partie de ces nombreux groupes qui avaient arrêté suite au confinement. Fort heureusement, ils ont repris leur activité et sorti un excellent album avec “Sunraven”, qu’ils viennent donc défendre à Dijon pour l’une des dernières dates de leur tournée. On voit d’ailleurs que c’est la fin de la tournée par rapport à leurs stocks de merchandising très bas.

En tout cas, le trio suédois a délivré un concert monumental, porté par ses riffs massifs et ses hymnes Heavy Doom épiques taillés pour le live. Dès les premières minutes, on sent qu’ils en imposent. JB CHRISTOFFERSSON domine la scène avec un charisme impressionnant, malgré une moustache à la Lemmy assez bizarre qui remplace sa grosse barbe.

Chaque riff, chaque refrain semblent pensé pour être repris par la foule. Le groupe est incroyablement fédérateur. Les morceaux prennent une ampleur énorme dans la salle.

La fin du set ressemblait presque à une célébration du Heavy Metal traditionnel dans tout ce qu’il a de plus noble : riffs simples mais immenses, public en communion et énergie authentique. Le final sur “Hammer of the North” était juste magnifique, dans une véritable transe générale.

J’aurais quand même un petit bémol sur l’ambiance générale de ce concert aux premiers rangs, par rapport à quatre ou cinq fans un peu lourdingues qui se sont mis à faire des pogos pas du tout appropriés et qui gâchaient parfois un peu l’ambiance dans la fosse. Je n’ai bien évidemment rien contre les pogos, je suis même souvent le premier à y aller… mais quand la musique et l’ambiance s’y prêtent. Bon, ça n’a pas non plus empêché d’apprécier le concert mais ça aurait été mieux sans, ou du moins s’ils n’avaient pas essayé d’imposer leurs délires aux autres. Hormis ce point, dont ni le groupe ni les organisateurs ne sont responsables, cette prestation de GRAND MAGUS était superbe.

Les Suédois ont bien tenu leur rang de tête d’affiche et offrent une conclusion idéale pour un Rising Fest 2025 particulièrement réussi.

Voilà donc une superbe douzième édition du Rising Fest. Le running order a été particulièrement bien fait, alternant toujours des styles différents de façon à ce qu’il n’y ait jamais de sentiment de répétition. Et ça permet aussi aux gens pas fans de tel ou tel style de faire des pauses, le cas échéant.

Les membres de l’association Phoenix Rising ont encore fait un boulot incroyable. Réussir à maintenir un festival underground à ce niveau d’exigence, de convivialité et de passion pendant 12 éditions, ça force le respect. Et le public est fidèle. Moi en tout cas je le suis et je le demeure : les dates des vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026 sont d’ores et déjà cochées sur mon calendrier pour la treizième !

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