Mardi 12 mai 2026 à Barberaz (Savoie)

Report : CEDRIC LEMAGIC – Photos : BERENICE FLECHARD
Avec KOZORIA, le Val d’Oise débarque en Savoie. Première fois au Brin de Zinc, première fois en Rhône-Alpes, et pourtant la salle affiche plus de cinquante personnes. Pour un mardi, c’est solide. Pour une première, c’est carrément prometteur. A part une dizaine de têtes connues, Il y a plein de jeunes que je n’avais jamais vus au BDZ. Il y a même des parisiens dans la salle, venus exprès pour le concert. Sinon les gens viennent d’un peu partout dans le coin, Aix les Bains, Annecy, Lyon… Il y a aussi des gens qui ne sont jamais venus au BDZ. Bref, on sent que KOZORIA a déjà une fan base.
KOZORIA, c’est 4 gars sur scène. Ils attaquent avec « Pandora’s Box ». Au début, ça sonne Death mélodique puis ça vire ensuite au Thrash mélodique. C’est hyper technique avec les gratteux.
Ils demandent : « Est-ce qu’on n’accélèrerait pas le tempo ? », et c’est parti dans le gros Thrash, grosse voix, chœurs massifs et un tempo de malade. L’un des guitaristes, Julien, assure le chant clair et le 2e guitariste, Valentin, la grosse voix. Le contraste est net, maîtrisé, efficace. Les riffs sont taillés au scalpel et on a droit à de putains de bons solos.
Un morceau démarre comme une ritournelle italienne – improbable, mais ça fonctionne. Une minute plus tard, ça tabasse.







Pendant « Dawn », le chanteur fait vibrer sa voix, un peu comme une didjeridoo. C’est impressionnant, viscéral. La fin du morceau vire presque au chœur bulgare. Ca c’est un groupe de Thrash pas comme les autres !
Ils sont contents. Et maintenant qu’ils sont chauds, ils envoient du Thrash dans la lignée des grands groupes du genre. Je trouve que ça joue vite. Quelle énergie ! Ils déroulent un Thrash rapide, suivis de passages en balade puis de retours en mode bulldozer. C’estT épique, brutal, mélodique. Tout à la fois.
Ils attaquent « Reborn » dont je me suis laissé entendre que c’est leur titre fétiche. Il y a un gars devant qui connait les paroles par cœur. Il faut dire que les gars de Paris brassent bien comme il faut et qu’ils mettent l’ambiance.
Arrive « The Source », le titre éponyme de leur album de 2024 (leur premier alors que KOZORIA existe depuis 2013 !), qui dure à vue de nez quasi 10 minutes avec un démarrage bien marqué avec la ligne de basse avant que n’éclate la déflagration sonore. Un vrai travail d’orfèvre. KOZORIA montre ici qu’ils ne sont pas juste un groupe de Thrash de plus : ils ont une vision d’où ils veulent aller. Je suis impressionné.

Leur set passe très vite et après quasi 1h15 d’un show sans concession, ils nous annoncent déjà qu’ils arrivent à leur dernier morceau, « Division ». Ils séparent la salle en deux et font un crier les gens un coup à gauche et un coup à droite pour finir, bien évidemment, à ce que tout le monde chante en choeur. On croit à un Wall of Death – réflexe de survie, on recule – mais non, juste une montée d’ambiance, un final fédérateur. Ils font durer un peu le morceau avec des « Chambéry, une dernière fois avec nous ! ». Grosse ambiance dans le Brin de Zinc.
Lorsque le concert se termine, je suis HS mais heureux. Je me suis pris un rouleau compresseur bien Metal en pleine face et j’en redemande. Voilà un groupe qui à mon humble avis est plein d’avenir !
Merci à Thomas et au Brin de Zinc pour cette date. Et vivement le retour de ces quatre lascars.
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