Vendredi 24 Juillet 2026 au Complexe Sportif de St Felix (Haute-Savoie)

Report by SEB 747 – Photos : STEVE*74
L’été, c’est le moment des festivals. En ce vendredi de fin juillet, c’est donc en direction de Saint-Félix que je me rends. C’est en effet après une longue pause de trois années que le Panic Fest refait surface. Je suis, une nouvelle fois, en compagnie de mon copain Steve*74.
Ayant fait la toute première année du Panic Fest, je n’avais qu’une envie : y retourner. Pas de bol, ça s’est mal goupillé, que ce soit en raison de la programmation qui ne me convenait pas, soit parce que mon agenda ne correspondait pas. Cette année, tout s’est aligné et je suis content d’y retourner et en plus, je n’ai pas des centaines de kilomètres à faire pour m’y rendre, ce qui n’est pas pour me déplaire. Cette année, le programme est alléchant et, aujourd’hui, ce ne sont pas moins de six groupes qui sont annoncés. Certes, sur le papier, certains sont peut-être un peu éloignés de ma zone de confort, mais ça vaut le coup quand même. Et puis, il faut soutenir les fests de la Haute-Savoie, étant donné qu’ils sont plus que rares par chez nous. Je suis ravi d’avoir un festival qui n’est pas très loin de chez moi, et où je n’ai pas de côte infernale à grimper (n’est-ce pas le Namass Pamouss ?).

Partis sous le soleil, nous ne mettons pas longtemps pour arriver sur le site. Ça change de mes habitudes, et je dirais presque que je suis choqué, même si ça ne me rend pas la route plus facile. Un parking assez simple d’accès et pas très loin du site, c’est cool. L’accueil est sympa et, après la fouille habituelle, histoire de voir si on ne cache pas une bombe ou toute autre chose de dangereuse sur nous, nous rentrons sur le site.
Bracelet pour le cashless sur le poignet, nous retrouvons plein de copains venus faire la fête comme nous en cette fin d’après-midi.
On rencontre le bassiste de WHISKY OF BLOOD, et surprise, l’ancien bassiste de SOHO DE PROFUNDIS qui vend des frites. Décidément, les bassistes sont de sortie aujourd’hui ! Petit tour aussi à l’espace VIP, le temps de se rendre compte qu’il y a un petit abri, pas négligeable en temps de canicule, et des sièges qui ont l’air confortables.
UNTIL THERAPY (Annecy)






Bon, pas le temps de tergiverser, UNTIL THERAPY, le groupe annécien qui fait dans le Nu Metal et le Metalcore, a la dure tâche de démarrer le festival. Il est 17h45 et il fait toujours chaud. Ca tombe bien, le groupe a décidé de mettre le feu. Le Panic annonce le groupe tel quel : « Porté par des influences allant de KORN à PARKWAY DRIVE en passant par TOOL, le groupe construit depuis plusieurs années une identité puissante et intense sur la scène Metal locale.». Ah ben ça promet.
Mais c’est quand même bizarre, il me semble les avoir déjà vus. Ah oui, je me souviens ! C’était l’an dernier au WinterRock de Bonneville et, à l’époque, j’avais apprécié l’énergie qu’ils déployaient sur scène.
Aujourd’hui, les riffs sont toujours aussi massifs, l’énergie déployée est continuellement explosive et il y a pas mal de passages mélodiques qui rendent le groupe écoutable à mes pauvres petites oreilles. D’ailleurs, ils ont tellement d’énergie qu’Alex, le chanteur, descend déjà de la scène pour se rendre dans le pit photo pour haranguer les premiers spectateurs.
Tout au long du set, le groupe ne tiendra pas en place et séduira les spectateurs qui arrivent au fur et à mesure de l’après-midi. Une bonne petite mise en bouche qui démarre bien le festival.
ELECTRIC SHOCK (Grenoble)

La déferlante passée, c’est au tour des Grenoblois d’ELECTRIC SHOCK de nous montrer ce qu’ils savent faire.
Je connais bien leur Hard Rock teinté d’AC/DC, de ROSE TATTOO, de KROKUS et de JUDAS PRIEST, pour les avoir souvent vus sur scène. Chez W.T.R. Mag’, on les aime et on les suit depuis leurs débuts. Autant vous dire que le nombre de reports sur leurs concerts est conséquent. Alors, me direz-vous, pourquoi faudrait-il que je vous raconte ce qu’il s’est passé, y’a qu’à regarder les reports des précédents concerts. Comment ? C’est un peu pour ça que je suis là ? Ah ben, fallait le dire !
Sachant plus ou moins à quoi m’attendre, je suis aux taquets. D’ailleurs, je ne suis pas le seul si je m’en tiens au public qui se masse de plus en plus devant les barrières. Antoine VOLHARD, le grand (à tous les sens du terme) chanteur, LITTLE ANGUS, la guitariste à la Gibson SG rouge, chère à un certain frère YOUNG, CHAINSAW CHARLY, accessoirement guitariste de STAR RIDER, Alex le démonstratif bassiste, et Nicko à la chemise à fleurs derrière la batterie attaquent leur set tambour battant.







« Panic Fest, est-ce que vous êtes avec nous ? », demande Antoine. Et c’est parti pour une bonne demi-heure de riffs percutants, de refrains qui te rentrent dans le cerveau et d’énergie contagieuse.
Malheureusement, je trouve que la basse est un peu trop en avant dans le mix et les guitares semblent un peu en retrait, ce qui gâche un peu le son dans son ensemble.
Mais cela n’empêche pas le groupe de donner tout ce qu’il a, courant de partout sur la scène, headbanguant en rythme, pour séduire un public aux aguets et pas forcément venu pour eux. Le chanteur n’hésite pas à monter sur la plateforme de la batterie pour laisser la part belle aux guitaristes et à descendre de la scène pour faire chanter les spectateurs.

C’est sur l’excellent « Heavy Metal Resistance » que se clôt le set des Grenoblois. 30 minutes, c’est certes un peu court et on aurait bien aimé en avoir plus, mais il faut laisser la place aux autres groupes de la journée.
En attendant, il y a Muëtta, la gardienne des eaux, qui se réveille. C’est une statue en mousse et en bois, fabriquée par les enfants de Saint-Félix. Elle fait au moins 3 m de haut, et a une tête de phoque (on dirait celle de RIOT sur l’album « Narnia ») qui bouge à l’aide d’un tracteur. Animée par quatre personnages encapuchonnés, elle fait du bruit. Sympathique, mais je n’en vois pas trop l’utilité. Bah, au moins c’est original.
LONE SURVIVORS (Paris)

Passons, puisque c’est le moment des Parisiens de LONE SURVIVORS qui démarrent à l’heure prévue. C’est un groupe de Metalcore et de Progressive Metal qui tabasse avec peu de mélodie, même s’il y en a quelques-unes par moments.
Personnellement, ce n’est pas mon trip, mais musicalement c’est très bien fait. Inspiré par MESHUGGAH et TOOL, et reposant sur les bases métriques ternaires du Maloya (Île de la Réunion), le groupe envoie du bois. Une chose est sûre : ça déménage !
Matthieu, le chanteur, essaie tant qu’il le peut de solliciter le public en l’incitant à se chauffer, mais celui-ci reste un peu trop statique. Il headbangue en restant poli, c’est du moins l’impression qu’il me donne.



Le souci, pour moi, c’est que ça part un peu dans tous les sens. Je pense que ça doit aussi perturber les spectateurs. Comme ça brasse un peu trop pour moi, et que vocalement c’est un peu trop Hardcore, j’écoute de loin.
Ah ben voilà enfin que le public se déchaîne dans un circle pit déclenché sur un inédit. Ca finit en pogo. Il leur en a fallu du temps, mais enfin le public – de plus en plus nombreux – répond aux sollicitations du groupe et rend hommage à leur musique. Je ne regrette pas d’avoir délaissé le devant de la scène, moi.
Et c’est fini. LONE SURVIVORS remercie le staff du Panic et les spectateurs, leur donnant rendez-vous au stand merch’.
Petite pause avec, une fois de plus, Muëtta qui se promène.
BLACKRAIN (Haute-Savoie)

Il est 20h45, il est peut-être temps de se restaurer. Ah mais non, c’est le moment des Haut-Savoyards de BLACKRAIN et de leur fameux Hard Rock teinté de Sleaze.
Là aussi, chez W.T.R., on connaît bien les BLACKRAIN pour les suivre depuis leurs débuts eux-aussi et, si vous voulez savoir ce qu’il s’est passé, ben regardez les précédents reports. C’est pas compliqué, m’enfin ! Bon, bon, d’accord… je vais vous raconter. Mais c’est bien parce que c’est vous !
La batterie de Franky COSTANZA est très surélevée avec deux gros ventilateurs en dessous. Ça va être top pour les photographes ; ils vont pouvoir le prendre correctement en photo, ce qui n’est pas toujours le cas pour un batteur. Installé derrière sa batterie depuis une bonne dizaine de minutes, le batteur commence à s’impatienter et frappe régulièrement ses fûts en attendant que ses copains veuillent bien monter sur scène.

20h58, une intro démarre. Franky se lève derrière sa batterie et le public s’amasse devant la crash barrière en manifestant sa joie de voir, ou revoir pour certains, les BLACKRAIN. Le chant des Allobroges, l’hymne savoyard, rugit dans les enceintes du Panic Fest et le reste du groupe, Jerem G., Matthieu DE LA ROCHE et Swan HELLION, débarquent sur scène. Et c’est parti avec un « Hellfire » qui enflamme les spectateurs.
La suite de la soirée s’annonce bien. Matt et Swan sont déjà sur les strapontins pour haranguer la foule qui s’est rassemblée. Je suis un peu surpris, étant donné la programmation du festival, mais pas tant que ça, étant donné que le groupe est sur son territoire. Ce soir, que ce soit du fan de Metalcore, de Death Metal, du Hard Rocker ou plus simplement de beaucoup de metalleux, BLACKRAIN séduit par son énergie et ses hits incontournables.









« Ça fait plaisir d’être de retour dans le sept-quatre », annonce Swan avec un sourire ultra large. « La prochaine s’appelle “Wild Wild Wild” », et il fait frapper des mains sur cet incontournable hit.
Le groupe continue à pilonner le public avec un titre du nouvel album sorti en février dernier, comme nous l’annonce le chanteur : « Unleash the Fury ». Je ne vous cache pas que j’adore. Le groupe semble ultra heureux de jouer à la maison et cela se ressent. Franky a une frappe de malade, Matt est en mode pile électrique, Swan s’éclate comme un dingue et tient le public au bout de ses doigts, et Jerem a le feu sacré.
Pour les avoir vus à leurs tout débuts, je me rends compte de l’énorme ascension qu’ils ont prise, et encore plus avec Jerem G., que je vois en live sur un set entier pour la première fois. Il s’avère être une excellente recrue en sortant des solos dont lui seul détient le secret.

L’inébranlable hit des sœurs tordues (TWISTED SISTER), « We’re Not Gonna Take It », chanté par Matt, annoncé comme un invité spécial par Swan, est repris en chœur par la quasi-totalité du public. Après deux, trois crowdsurfings qui n’inquiètent pas trop les gars de la sécurité, nous avons droit à un nouveau solo de Jerem qui permet aux autres membres de se reposer un peu.
Le dernier album est, une fois de plus, mis en avant. Après avoir fait chanter le public sur un bout du chant des Allobroges avant d’entamer « Orphans of the Light » qui déclenche un circle pit, il nous faut lever le poing en l’air pour « Blast Me Up ». La priorité du set semble être de mettre en avant les titres récents, qui font leur petit effet sur scène, au détriment des anciens plus connus. Nous avons droit à un petit concours de celui qui crie le plus fort avant le futur incontournable « Disagree », où Swan demande un circle pit que le public ne se prive pas de lui donner, avant de terminer carrément par un wall of death pour le dernier titre des Savoyards.

Et voilà, c’est terminé. Mais quelle claque monumentale ils ont mis au Panic Fest ! De là à dire qu’ils ont mis la panique, il n’y a qu’un pas.
En attendant le groupe suivant, je vais faire un petit tour vers les exposants et les stands merch’ qui se font un peu dévaliser en produits BLACKRAIN.
KLONE (Poitiers)

C’est le moment tant attendu par pas mal de festivaliers, au vu des t-shirts à foison qui commencent à pulluler sur le site, des Poitevins de KLONE. Avec plus de vingt ans d’expérience, le groupe fait dans l’Alternative Metal progressif.
Il est 22h35, une intro démarre. Dans les tons sombres, avec quelques lights blancs qui traversent la scène, le groupe apparaît sur scène. Je plains les photographes. Dès les premières notes, je sens que ce n’est pas pour moi. Musicalement, on est dans un style presque Stoner et les musiciens touchent leur bille. Cependant, je n’aime pas le chant ésotérique, même s’il y a des growls parfois qui me font sortir de la torpeur dans laquelle le groupe me plonge.












Je ne suis pas fan de Progressif, c’est trop mou, trop atmosphérique pour moi et surtout, bien trop lancinant. Mon copain Steve*74 est, lui, plus tolérant que moi et reste un long moment ; moi, je passe mon tour. Je le redis, musicalement, c’est très bon. On sent bien l’ancienneté et le professionnalisme des musiciens, cependant, c’est trop linéaire pour moi. J’ai l’impression d’écouter en boucle le même morceau. En revanche, les spectateurs sont bien là et encore relativement nombreux devant la scène.
En attendant que ça se termine, je pars voir les copains de BLACKRAIN qui sont venus à leur stand merch’ où ils discutent avec leurs potes et signent des affiches gratuites à tout va.
On papote, on papote, mais c’est qu’on en oublierait presque le dernier groupe de la journée.
HORSKH (Besançon)

Le dernier groupe à clôturer le festival s’appelle HORSKH et vient de Besançon. C’est un trio, avec un batteur, un guitariste et un chanteur, qui fait dans l’Electronic Body Music (EBM) teintée d’Indus et de Metal. Il n’y a pas de bassiste. Qui a dit « car c’est réservé aux vrais musiciens » ? N’importe quoi, pfff…
Le premier titre annonce la couleur… ou pas, étant donné qu’il n’y a quasiment pas de lumière sur scène. Une fois encore, je plains mes copains photographes.
La musique créée par HORSKH est puissante, assourdissante, froide et lugubre, tout en puisant dans des boucles électro avec quelques bribes de mélodies Rock. J’aime bien la voix et la guitare ; par contre, le côté électro me dérange un peu (je sais, je suis vieux). Cependant, ça reste écoutable.








Le groupe, appuyé par un jeu de lumières toujours très sombre, est à fond et envoie du lourd. Les titres s’enchaînent les uns après les autres sans que l’intensité ne diminue. On en prend plein la tronche et surtout plein les oreilles. J’aime bien le côté rentre-dedans des morceaux, mais toujours pas le côté électro à la PRODIGY.
Le public, lui, n’a que faire de mes préférences et continue de s’éclater à fond (pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font). Les beats Techno limite Transe ont tendance à me faire fuir. Pourtant, certains des titres courts et directs qu’on continue de se prendre en pleine poire me séduisent – comme celui où le trio se la joue « TAMBOURS DU BRONX », frappant sur des toms de batterie sur un fond Electro.

Malgré ça, je préfère écouter de loin. Puis, au bout d’un moment, j’abandonne, préférant rentrer à la maison afin d’être fin prêt pour le lendemain.
