29 et 30 mai 2026 – Espace F. Mitterrand à Bully les Mines (Pas de Calais)

Depuis le temps que je voulais me rendre au Bully on Rocks, ce festival aux affiches si alléchantes… mais encore une fois, nos agendas respectifs ne s’accordaient pas ! J’ai découvert les années précédentes, les cousins du Bully on Rocks, à savoir le Raismes Fest et le Ch’ti Rock, tous deux en terres nordistes et là, cette année, hourra, ça colle et j’ai même calé ma venue ici il y a plus de six mois.
Le jour du départ est enfin arrivé. Je traverse la Nord-Bretagne, la Normandie avec ses habituels bouchons à Caen et longe la baie de Somme. Je suis enfin dans la ville et vais garer mon fourgon dans un endroit tranquille, à proximité de la salle.
Report et Photos : HI’TWIST
Je vais vite mais, trop tard, THE LADYBOYS viennent de terminer leur set. Dommage car ils m’avaient fait forte impression précédemment, lors du Raismes Fest 2025 ces petits jeunes du Nord !




Place aux vétérans de FARGO, groupe allemand dont un certain Matthias JABS, guitariste et futur SCORPIONS, a sévi en 76/77. C’est actuellement le plus vieux groupe allemand en activité puisqu’il a vu le jour en 73. Il a été dissous en 84 pour créer le groupe VICTORY avant de se reformer finalement en 2016. C’est indéniablement un groupe culte.
Les membres fondateurs, à savoir le bassiste Peter Fargo-Pedda Khorn et le chanteur/guitariste Peter Ladwig nous distillent un Rock / Hard Rock de très bonne facture. C’est rôdé, on sent l’aisance et l’expérience de ce groupe qui a su traverser le temps.
Le public est séduit par FARGO, groupe si rare en nos contrées.

Mais ce soir, le groupe tant attendu, c’est STOCKS, le trio Blues / Rock au fameux vinyle « Enregistré en public », au début des années 80, à Lille.
Ca commence fort avec « Cole younger », « Le Nord », « Caracas » et « Stetson Blues », tous tirés de ce live mythique pour toute une population du Nord et bien au-delà. « Flashback station », le dernier opus, fraîchement sorti, n’est pas oublié avec l’engagé « Oligarque », la nostalgie avec « C’était mieux avant », tout comme l’album « Trois » avec « J’vais craquer », « Où tu cours » et « Fallait que je te dise ».
Tout le monde attend leur fameux cover de J.J. CALE « Cocaïne » et quand il arrive, c’est pour mieux chanter le refrain à l’unisson.





Christophe Marquilly (voix/guitare), seul rescapé de la formation originale, est concentré sur son instrument mais il aime parfois rejoindre Fred Nicolle (à la basse) qui assure avec Fabrice Trovato, une rythmique carrée. On sent une belle complicité entre les musiciens. Et pour ce qui est de jouer et de se comprendre, ça se fait au regard : la classe des anciens !
Et comme cela, on démarre avec les premières notes du classique de ZZ TOP : « La Grange » avec une bien belle adaptation en français.

Sortie de scène, les premières notes de « Suzy » font bouger le public. Et au fur et à mesure, les gens se lèvent et tapent des mains, sur les côtés et sur le devant de la scène, ça danse. Cette belle salle en configuration assise, jubile ; tout le monde est debout et certains viennent à la fête, tout devant. La particularité de la salle c’est qu’il n’y a pas de fosse ni de pit et on peut se retrouver au même niveau que les musiciens.
Quand Christophe remercie ce public si chaleureux, ceux-ci rejoignent les musiciens pour leur faire signer quelques livrets et surtout les remercier de cette si belle soirée.
Cette première journée a été une chaude journée de par la chaleur ambiante, chaleur qui va continuer le lendemain pour la seconde. Le thermomètre est même encore plus haut et quand on rentre dans la salle, c’est un vrai four !

HEART LINE, les petits princes français du Hard FM, investissent ta scène. Superbe intro annonçant « Fire in the Sky » ; petit problème avec le micro du chanteur Emmanuel Creiss, mais vite résolu.
Le groupe s’envole avec la guitare d’Yvan Guillevic et toute l’énergie des autres musiciens.
Surprise en entendant les premières notes de « Separate Ways » (cover de JOURNEY) car il m’avait semblé que le show devait uniquement se faire avec des compos du groupe. On ne va pas s’en plaindre car ce titre est un de mes préférés dans la longue carrière des Californiens et il est si jouissif à entendre sur scène !
Tout juste retombé de ce bonheur, les synthés annoncent « Liar » du dernier album « Falling Heaven ». Le refrain est accrocheur tant il est difficile de se l’enlever de la tête ! Là, on rentre dans le vif du sujet avec une intro guitare incisive nous dévoilant « Rock and Roll Queen » de l’album du même nom. Manu chante avec aisance dans les aiguës, passage synthés de Jorris Guilbaud, les petits solos accrocheurs d’Yvan appuyé par la rythmique avec Dominique Braud (basse) et la batterie de Walter Français, donnent vraiment de la puissance à ce titre. Un vrai hymne du Hard FM !








On part ensuite sur un autre hymne avec le classique « No Easy Way Out » de Robert Tepper. S’enchaînent alors les compos « Till the End of Times » puis le pêchu « God has a Plan », très hard US des 90’s, dans l’esprit d’un DOKKEN, WINGER…
Les intros font mouche, on reconnaît tout de suite le fameux « Beat it » de MICHAEL JACKSON avec son solo guitare mémorable d’Eddie Van Halen. Plaisir du public qui gesticule tout comme avec le « Maniac » de Michael Sembello, qui s’enchaîne.
Petit départ de scène pour mieux revenir avec « One Night in Paradise » et son intro hélico, si reconnaissable par les fans du groupe. On retrouve en ce titre tout ce qui a fait les beaux jours du Hard FM : mélodie imparable, refrain qui te rentre tout de suite dans la tête, petites touches de synthé, guitare et rythmique qui appuient tout ça.

Le groupe refait un petit départ de scène mais on entend déjà l’intro synthé mémorable de « The final Countdown », le hit planétaire d’Europe. Toute la salle est debout. Le public s’est rapproché vu qu’il n’y a pas de fosse mais un accès direct aux musiciens. Ca bouge, ça danse, ça headbangue. Ces minutes passent si vite, c’est déjà la fin du set de HEART LINE. Exit.
Les lumières se rallument, le public est radieux. Certains vont remercier le chanteur et les musiciens pour ce beau moment de partage. Un seul regret de ma part, ne pas avoir entendu le superbe et rythmé « We Rule the Night » (de leur dernier opus). Ce n’est que partie remise, on peut espérer, car je les revois chez moi, dans les Côtes d’Armor, au festival « Ruée vers l’ouest », les 7 et 8 août prochains. Quand on aime, on ne compte pas le nombre de fois ni la route pour les revoir !






Encore une belle surprise avec les Anglais de COLLATERAL. Ce groupe du Kent a vu le jour en 2018 et a déjà sorti 3 albums et 1 EP. C’est Rock et je suis séduit par la voix d’Angelo Tristan, chanteur et guitariste. Son timbre de voix me fait penser à celui de Danny Bowes, chanteur de THUNDER mais surtout à celle de Danny Vaughn, la voix de TYKETTO. De plus, avec ses longs cheveux noirs, il lui ressemble dans ses premières années. Parfois, il endosse sa guitare acoustique pour des passages mélodieux ou pour accompagner le guitariste Todd Winger.
COLLATERAL est désormais un groupe vraiment à suivre de près !





Depuis le temps que les organisateurs du Bully on Rocks voulaient faire venir les Suédois de BLACK PAISLEY ! Première en France et essai réussi. Un grand bravo.
Ils officient dans un Hard Rock mélodique / AOR / Classic Rock. Belle maîtrise avec Stefan Blomqvist (lead vocals et guitare), secondé par Franco Santunione (guitare et backing vocals). Ce dernier sévit dans différentes formations dont THE ELECTRIC BOYS.
Si vous aimez WHITESNAKE, THUNDER, le Big Rock, ce groupe est fait pour vous !

Place maintenant à PRAYING MANTIS, groupe issu de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) qui a vu naître à la fin des années 70, des groupes comme : IRON MAIDEN, SAXON, DEF LEPPARD, TYGERS OF PAN TANG, etc.
Et, tout comme les groupes cités, ils sont toujours fidèles au poste ! Incroyable cette longévité. Perso, je l’expliquerais par leur honnêteté, leur fidélité et le plaisir qu’ils prennent à jouer. Je les avais enfin vus en concert, l’année dernière, au Time to Rock Festival (Suède). J’avais eu la difficile réflexion d’avoir à choisir entre deux scènes : les Anglais de PRAYING MANTIS ou JOE LYNN TURNER. Pas trop de regrets, ce fût un réel plaisir de les photographier dans le pit puis de les voir contre la barrière. C’est pourquoi les revoir moins d’un an après, en tête d’affiche du Bully on Rocks, me réjouissait.





Et ce soir, nous avons droit à une véritable rétrospective de leur longue carrière. Ils commencent par « Praying Mantis », suivi de « Panic in the Streets », tiré de leur premier album – et chef-d’œuvre – « Time Tells no Lies », datant de 81. On s’aventure ensuite en 2009 avec « Highway » et « Turn the Tide » de l’album « Sanctuary ».
On sent vraiment le groupe soudé : des regards, de l’humour… bref une sacrée complicité.
Le groupe va aussi aborder des albums plus récents comme « Gravity » (2018) avec le superbe « Keep it Alive ». Je suis impressionné par la puissance vocale de John Jaylee Cuitpers. Il laisse transpirer une telle émotion !

Ils n’oublient pas leur tout dernier opus « Defiance » (2024) avec « Standing Tall ». Le public est réceptif et Tino Troy, le guitariste, s’amuse à aller le chercher sur le devant de la scène ou en montant sur les côtés. Avec son frère Chris (le bassiste), ils sont les deux membres d’origine et fondateurs de la Mante Religieuse.
Après « Time Slipping Away » (1991) puis « Capture City » (2011), le groupe quitte la scène.
Nous avons droit pour le retour au fameux « Simple Man » de LYNYRD SKYNYRD : quel pied ! « Children of the Earth », tiré de leur 1er album va clore leur show et en même temps le festival.

Un grand merci et un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles du Bully on Rocks, ce festival si atypique. Alors oui, dans le Nord on est toujours bien reçu, mais ces passionnés de musique sont véritablement plein de générosité. Je reviendrai ça c’est sûr. Déjà en septembre où un autre festival local m’attend : le Raismes Fest.
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