FURIOSFEST 2026, jour 3

JIRO (Bassin parisien)

Après le premier set de la journée, s’ensuit un vrai coup de cœur pour ma part. Arrivé comme une petite claque derrière la tête alors qu’on ne s’y attend pas, JIRO nous sert ce qu’il manquait depuis le début du festival : des breakdowns et des bleghs. La meilleure façon de les décrire ? L’enfant français illégitime de LINKIN PARK et de WHILE SHE SLEEPS, rien que ça.

Les festivaliers commencent les premières bagarres du jour ! Les Parisiens viennent défendre leur 2ᵉ EP « Adrift in Silence » avec conviction. Romain, le chanteur, nous propose des lignes de chant clair mais aussi – et surtout – saturé, sans aucune difficulté. Les riffs sont millimétrés, on en tire une bonne grimace de plaisir. Les mélodies ne sont pas en reste et complètent le côté éruptif du genre.

Je ne peux m’empêcher de me dire qu’il va falloir garder un œil sur eux : c’est clairement le genre de groupe qui va exploser dans les années (mois ?) à venir. On pourra alors dire : « Ouais, je les ai vus quand ils n’étaient pas encore trop connus, j’ai pu les rencontrer, ils étaient super sympas ! »

CAGE FIGHT (Royaume-Uni)

On reste sur du lourd avec l’arrivée de CAGE FIGHT. Les Anglais, portés par une Française – et pas des moindres – Rachel ASPE ! Elle fut chanteuse d’ETHS pendant quelques années et a même participé à « La France a un incroyable talent » il y a 14 ans.

CAGE FIGHT, ça soulève. Le son est abrupt, violent, mais c’est la voix de Rachel qui se démarque. La qualité de son chant saturé est stratosphérique. Des pig squeals absolument parfaits qui me laissent… sans voix !

C’est sur les premières notes de « Et c’est parti » de NADIYA que Julien TRUCHAN de BENIGHTED fait son entrée sur scène sous les applaudissements du public, pour un « Pick Your Fighter » détonnant.

Le groupe invite ensuite HYRO, qui prendra la scène juste après eux, pour « One Minute », un mélange des genres. Un choix surprenant ? Pas tant que ça : le rappeur et la chanteuse sont très complémentaires et les festivaliers ne boudent pas leur plaisir face à ce duo ! Une réussite totale !

HYRO THE HERO (USA)

C’est donc HYRO THE HERO qui prend la suite ! Une collègue photographe m’a prévenue : « Tu vas voir, eux, c’est pépite ! Garde l’œil sur HYRO, il saute dans le public pour un wall of death. ». Voilà qui a plus qu’attisé ma curiosité.

HYRO, c’est un rappeur américain, un rappeur qui fait parfois du chant saturé, et le tout avec une facilité qui en deviendrait presque énervante. Le groupe, lui, est français et incroyablement talentueux. HYRO saute partout, invite les festivaliers à faire des fucks à leurs voisins… avant de se raviser en voyant le nombre d’enfants présents. Il demande donc de faire des petits doigts aux voisins.

C’est donc avec un petit doigt en l’air agressif que le groupe nous balance claques sur claques.

HYRO nous parle de ses idoles – RATM entre autres – avec « Woodstock 99 » (qui a depuis rejoint ma playlist), ainsi qu’un « Stomper » brillant à souhait. Une reprise du mythique « Jump » de KRISS KROSS fait monter la poussière dans le pit. Puis c’est le retour de Rachel de CAGE FIGHT sur scène, histoire de nous remettre les pendules à l’heure !

C’est alors que je prends le public en photo qu’HYRO disparaît de la scène pour apparaître dans le pit. Il prend un vrai plaisir à lancer un Wall of Death avec les festivaliers, ainsi qu’à donner des hugs à la pelle aux plus jeunes. J’avoue y avoir eu droit aussi après leur set, quand je suis allée le remercier pour leur passage incroyable.

Photos de Christophe Bourry, organisateur du FuriosFest

Pendant la pause, Christophe BOURRY prend le micro pour s’adresser au public, pour remercier toutes les équipes techniques, bénévoles et artistes du succès de cette 6ᵉ édition.

C’est aussi le moment du résultat de la tombola : une guitare était à gagner cette année ! Christophe a été très présent pendant ces trois jours, discutant avec les festivaliers, posant pour des photos aussi. Très proche des bénévoles, on sent une réelle envie de rester au contact des autres, ce qui est plus qu’important je pense, quand on pilote un projet comme celui-ci.

Le calme revient doucement sur le site, le temps que les festivaliers se restaurent.

FLORENCE BLACK (Pays de Galles)

FLORENCE BLACK arrive pour remettre le doigt dans la prise. Le trio nous vient du Pays de Galles et nous happe dans leur Metal Alternatif soigné et sombre. Tristan THOMAS est non seulement un excellent chanteur mais aussi un excellent guitariste. Le groupe est en tournée pour leur dernier album « Pouring Rain », un doux mélange de Heavy, de mélodies et de riffs entêtants.

Je me retrouve une énième fois à me demander : « Pourquoi ce groupe n’est pas plus connu ? ».

En live, il n’y a rien à jeter. La qualité de leur set est indéniable, ils nous donnent l’impression de jouer pour un énorme stade. Le son et les lights sont parfaits. On ne peut que prendre du plaisir en leur compagnie !

La lune vient côtoyer les hauteurs de la ville, donnant un côté éthéré au set des Gallois. Ils sont le coup de cœur de beaucoup de festivaliers, non contents de partager leur enthousiasme à la fin du show.

PARADISE LOST (Royaume-Uni)

Et si la fréquentation du festival n’a pas diminué depuis hier, c’est probablement parce que ce sont des légendes qui vont monter sur scène à présent. Je vais sûrement m’attirer les foudres de certains mais… je ne les ai jamais écoutés. Je connais leur nom, bien sûr, leur style aussi, mais surtout leur réputation. Cela me donne un point de vue assez intéressant puisque je les découvre pour la première fois, en live.

On sent l’atmosphère changer à l’approche de l’heure. Greg MACKINTOSH apparaît sur scène, les cheveux au vent d’un ventilateur, puis le reste du groupe à sa suite. PARADISE LOST vient d’apparaître sur scène pour « Serpent on the Cross » et le vacarme dans le public est assourdissant.

Même une personne n’ayant jamais entendu parler d’eux ne pourrait pas passer à côté de la main de maître venue nous kidnapper dans leur monde. Les années et la maîtrise parlent d’elles-mêmes, il n’y a pas de place pour le doute.

Les titres s’enchaînent naturellement. Nick HOLMES distribue une des baguettes du batteur, non sans humour, à un jeune fan avec une pancarte qui demandait, je cite : « une baguette magique – a magic wand ».

Là où je sens la grande différence avec HIGH PARASITE, présent le 1er jour, c’est la relation entre le groupe et le public. Avec PARADISE LOST, on rentre dans une bulle passionnée et passionnante, même si on sent une certaine retenue, une douce timidité. Exactement là où HP sont venus, ont joué leurs morceaux et sont repartis aussi sec. PARADISE LOST est exactement ce que j’attendais : une légende dans le nom mais aussi sur scène, et je me surprends à en profiter pleinement.

On a même droit à une surprenante reprise de « Smalltown Boy » de BRONSKI BEAT.

C’est donc sur cette incroyable tête d’affiche que se finit ce FuriosFest 2026. Je suis littéralement explosée mais absolument heureuse de ces trois jours !

Il est important de noter la qualité de la programmation. En effet, même si certains artistes n’étaient pas à mon goût, tous les artistes, sans exception, ont délivré des sets plus que qualitatifs. Et justement, il y en avait pour tous les goûts et tout le monde s’y retrouvait. La part belle a été faite aux groupes français (parce que oui, notre scène Rock et Metal est là et elle est bien vivante), mais aussi aux femmes. Ce point-là sera d’ailleurs souligné par le journal local La Montagne dans une double page de leur édition du dimanche. Les femmes, même si elles sont souvent présentes au chant, se trouvent également être de très bonnes instrumentistes.

Je tiens à souligner la qualité du festival, la gentillesse des bénévoles, des agents de sécurité ainsi que des techniciens. Le FuriosFest est peut-être (encore) petit en taille mais pas en qualité, c’est certain. Des gens de tous les âges, petits et grands, sont comblés et chacun n’a qu’une phrase à la bouche : « Vivement l’année prochaine ! ».

LA GALERIE PHOTOS PROPOSEE PAR THE SONDERIA

FLORENCE BLACK

JYRO

HYRO THE HERO

PARADISE LOST

CAGE FIGHT

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